ÔH LA VIE DANS I.E SALIT
mior verbe -poeypâcpv;, a été écrit à l'aïuince, et il est probable qu'il faut lire pour le second le simple sypior,, a été écrit (comp. la noie crilique). — Le jour nouveau que la révélation scripluraire jclte sur toutes eboses et en particulier sur les événemenls de la vie bumaine, répand dans le cœur la force qui nous fait tenir bon (j-oaovr,, la persévérance) et même tenir bon joyeusement (Tracà/./r.Tiç, la consolation). Qu'on lise ou qu'on reiranche le second f^-â, par, le génitif tÔ^v ypaowv, des Ecritures, n'en dépend pas inoins des deux substantifs précédents : la persévérance et la consolation dont les Ecritures sont la source. — Et c'est par ces dispositions que nous sommes maintenus <à la hauteur de l'espérance cbrétienne qui anticipe la joie du salut parfait. Il n'est point nécessaire de donner au verbe â'/w- ;a8v le sens exceptionnel de retenir ferme (x.aTs/eiv); le sens simple de posséder suffit. — Banr a trouvé dans ce verset un indice de Tinaullienticité de tout le morceau. Comnnent l'apôtre pouirail-il, à l'occasion du passatie cité (v. :}),. se mettre à parler tout à coup de l'Ancien Testament tout entier? Mais ce morceau est une exhortation pratique, et dans un tel contexte la recommandation particulière de l'usage des Eciitures est bien h sa place. Elle était probablement inspirée à l'apôtre par sa piopre expérience journalière. — Cependant il sait bien lui-même que l'Ecriture est inefficace sans le sccouis direct du Dieu des Ecritures. C'est donc vers lui qu'il élève son regard, v. ."").
V. 5. Par la double qualification de Dieu de persévérance et de Dieu de eonsolalion. Dieu est caractérisé comme la source suprême de ces deux grâces qui nous sont communiquées par le canal des Eci'itures. Pour les obtenir, il faut donc aller non seulement aux Ecritures, mais à Luimême. — Il y ;> nne relation étroite dans une église entre la consolation et l'union de ses membres, (luand tous sont
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intimement consolés d'en-liaul, la voie est IVayée à la communion des cœurs qui tous ensemble aspirent puissamment au même bien suprême. C'est cet élan commun qu'exprime le terme de Paul (ooovsîv sv àXX.). Il revient ainsi à l'iiJée principale du passage dont il s'était écarté un instant pour parler des Ecritures. — Sur la différence entre Christ-Jésus et Jésus- Christ, voir à I, 1.
V. 6. Quand une aspiration commune (le to aÙTÔ opovsîv) règne dans l'Eglise, les diversités secondaires ne séparent plus les cœurs^ et de cette communion intérieure résulte, comme l'harmonie d'un ensemble d'instruments bien accordés, l'adoration commune. Tous les cœurs étant fondus en un, toutes les bouches n'en sont plus qu'une. Vn seul être apparaît à tous comme digne d'être glorifié. — Il me paraît clair, malgré ce que disent Mcy., Philip., Weiss, Lulhardt, etc., que puisque les deux substantifs : Dieu et Père, sont liés en grec par un même article, le complément : de notre Seigneur Jésus-Christ, doit dépendre de tous les deux. Comp. Ephés. 1, 17 («le Dieu de .lésus-Christ »); Matth. XX VII, 40 (« mon Dieu, mon Dieu »); .lean XX, 17 («mon Père et votre Père, mon Dieu et votre Dieu»). L'expression : Dieu de Jésus-Christ, exprime la relation de complète dépendance, et celle de Père de Jésiis- Christ la relation de parfaite intimité. I/idéal que contemple l'apôtre, est celui de l'accoid de l'Eglise entière, composée de Juifs et de païens, dans l'adoration du Dieu et Père qui l'a rachetée et sanctifiée par Jésus-Christ. Cette union était en quelque mesure le fruit glorieux de ses Iravaux apostoliques. Son cœur d'apotre des Gentils tressaillait en entendant, par l'anticipation de la foi, l'hyume de l'humanité sauvée retentir dans le monde entier. Comblent chaque croyant n'aurait-il pas eu le devoir (le o'-feiT.eiv (lu v. I) de faire à la charité tous les sacrifices réclamés
kv. AUX ROM. — TOME II. -io