‹ Commentaire sur l'épitre aux RomainsChapitre 83 sur 97 · P0 L.\ VIE DANS LK SALIT · texte numérisé non relu

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pai' elle pour liàler un si magnifique résullal? Ainsi se rattache aisément le v. 7, comme conclusion de tout ce morceau relatif à l'union des membres de l'éiilise romaine (dès XIV, I). — .Mais l'unité dans les œuvres de Dieu n'est jamais l'uniformité. L'harmonie implique la variété. Dans ce concert final de l'adoration commune des deux fractions de l'Eiilise se feront entendre deux notes distinctes. En effet, les expériences d'un judéo-chrétien ne sont pas celles d'un païen reçu en grâce. Chacun de ces deux groupes apportera donc une note différente dans la célébration du salut commun.

V. 7 : (( C'est pourquoi accueillez- vous les uns les autres, comme aussi Christ nous ' a accueillis à la gloire de Dieu. y> — L'accueil miséricordieux que Christ a fait à tous les membres de l'Eglise individuellement, doit se reproduire incessamment dans l'accueil |)lein de bienveillance qu'ils se font les uns aux autres dans toutes les relations de la vie. S'il y a quelque concession à faire, quelque antipathie à surmonter, quelque différence d'opinion à accepter, quelque froissement à pardonner, une chose doit nous élever au-dessus de toutes ces misères : le souvenir de l'amour avec lequel Christ nous a reçus en grâce, ainsi que ceux-là mêmes qui ont besoin de notre support, l'ne église toute composée de bien-aimés du Seigneur doit être le théâtre d'un amour mutuel parfait. Il faut probablement lire r^aa;, nous, nous tes croyants en général, plubU que 'jy-àc, vons, les chrétiens de Rome. Cette dernière leçon a pu aisément provenir du verbe accueittez-vons. Les mots: à la g toi re de Dieu, dépendent plutôt du second verbe que du premier. En eiïet, la suite est destinée à montrer comment l'œuvre de Christ fait

' T. I{. lil ;ivcc !{ l) I* r,;j.i; (»/jus): toiis les autres; : jaa; (vous).

(.MAI'. XV. Ci-ll

éclater la gloire de Dieu et chez les Juifs el chez les païens croyants (voir Weiss).

La gloire de Dieu, comme toujours, la manilestation el la reconnaissance des perfections divines. — Si Paul en restait là, on pourrait admettre l'idée de Mnngold : que la miséricorde divine envers tous n'est indiquée ici que comme exemple de l'accueil bienveillant que doivent se faire mutuellement les membres de l'Eglise. Mais le développement si considérable que Paul donne à l'idée de l'accueil fait par Dieu aux païens aussi l)ien qu'aux Juifs, en alléguant toute une série de textes bibliques (v. 8-12), montre qu'elle est dans une relation bien plus intime que le simple rapport d'exemple avec l'ensemble du morceau commencé au ch. XIV. Il s'agit évidemment du bon accord entre les croyants des deux origines. C'est ainsi seulement qu'on se rend compte du passage suivant, qui est le couronnement de tout le morceau commençant XIV, I.

V. <S et 0'' : Car' je dis que Christ- a été fait'' serviteur de la circoncision pour la vérité de Dieu, afin de confirmer les promesses faites aux pères, !• ' mais que les Gentils glorifient Dieu pour sa miséricorde;» — Dans le salut des Juifs, Christ a surtout fait éclater la vcrilc de Dieu, sa fidélité à ses antiques piomesses; dans celui des Gentils, M a manifesté plus particulièrement la miséricorde divine, puisque sans que rien leur eût été promis directement, tout leur a été donné aussi bien qu'aux Juifs. Et c'est pour cette raison qu'à la voix d'Israël célébrant la fidélité de Jéhova doit s'unir désormais celle du monde

' T. U. avec L Syr. lit os for); Ions les aiilivs : ya,o (cai-). * T. R. avec D E F G It. Syr. lit Ir.wjv Xpiatov; L P : Xoicttov Ir.aouv ; N A B C : Xoiitov.

" T. R. avec n A E L P lit y^r^"'^.^^»'- ; '* <^ r> •'' <• : T^-'^^Oa'..

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