LA VIE DANS LE SALUT
païen ma^nifiaiU sa tiraliiité. C-et adiiiii'aljle passajie s'étend jusqu'au v. \o. — La leçon yxp, cur, est préférable au (^i du T. H. Ce qui suit démontre en effet le eiç ^o;av Oeo'j, pour la gloire de Dieu, du v. 7. Le cœur du croyant juif est saisi par l'accomplissement des promesses prophétiques en la personne de ce Messie (comp. l'évangile de saint Mallliieu); le cœur du païen sauvé est ému à la vue de la miséricorde infinie de Dieu s'abaissant jusqu'aux plus coupables d'entre les pécheurs (comp. l'évangile de Luc). Il a paru à Battr que l'expression : serviteur de la circoncision, ne pouvait provenir de la plume de l'apôtre et qu'elle trahissait un écrivain disposé à pousser les concessions vis-à-vis du judaïsme plus loin que saint Paul n'eût pu le faire. Mais qu'y a-l-il dans celte expression qui dépasse le contenu de Gai. IV, 4 et 5 : «Né d'une femme, né sous la loi, afin de racheter ceux qui sont sous la loi?» Les évangiles tout entiers prouvent que Jésus s'est assujetti à l'observance légale la plus rigoureuse et que dès sa circoncision jusqu'à sa mort il s'est comme enveloppé dans la forme nalionale de la vie israélile. C'est une erreur gratuite des exégètes de croire qu'il ait jamais violé le sabbat, même en opérant ses guérisoiis. Il s'est simplement affranchi des prescriptions pharisaïques, qui avaient exagéré de beaucoup l'observance sabbatique. El quand Paul dit, Philip. Il, 8 : ce II s'est rendu obéissant, obéissant jusqu'à la mort de la croix, » il ne dit pas autre chose que ce que renferme le terme incriminé par Baur. Ilih/cufcld reconnaît sur ce point l'erreur du maître ilc l'école : y Ce passage, dit-il, ne contient rien de plus que ce qui était déjà renfei'mé dans le ch. XI de notie épitre. » — Plusieurs Mss. lisent l'aor. yi^e'yhoi.i au lieu du parf. yer-sv?,tOx'. ; à tori, pi.'ut-èlre, cai' il s'agit d'un l'ail (jui dcMicure dans ses résultais, comme le prouve la suile. — Ajlcnnir
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une promesse, c'est la confirmer en l'accomplissant. Comp. '2 Cor. 1, 19 et 20, passage qui est comme l'exéiièse du nnive.
V. 9'^. Les païens occupaient i)ien une place dans les prophéties confiées à Israël; mais Dieu, dans les temps anciens, ne s'était jamais adressé à eux direclemenl. Cette circonstance donne au salut qui leur a été accordé aussi bien qu'aux Juifs un caractère de gratuité plus marqué. — Le verbe <^o;7.7a',, iilorifier, n'est pas un optatif, comme If veut Jlofmann; le changement de construction serait trop brusque. C'est l'aor. infinitif; et cet infinitif ne doit pas être envisagé comme parallèle h ^elixuoTai, affermir, et par conséquent comme dépendant de si;, pour : «afin de confirmer les promesses... et afin que les ticntils glorifient...,» comme le veut Mei/er. Car l'œuvre de Dieu pour les païens serait par là mise dans la dépendance de l'acte par lequel Jésus s'est fait serviteur de la loi en faveur (\i'ii Juifs, ce qui, dans ce passage du moins, n'aurait pas de sens. La construction toute simple est de faire de cet infinitif, aussi bien que du précédent yeyevvicOai, l'objet de Asyco, je dis. « En disant que Christ nous a accueillis les uns et les autres pour faire éclater la gloire de Dieu, voici ce que je veux dire : c'est que si, d'un C(Hé, il s'est fait serviteni' des Juifs pour glorifier sa fidélité divine, de l'autre les Gentils le glorifient pour sa miséricorde...» Ainsi se forme le duo sublime dans lequel éclate l'action de grâces de l'humanité entière. — F^aul allègue à l'appui de cette idée une série de paroles de l'A. T. qui affirment comme à l'envi cette participation future des païens à l'éternel alléluia.
V. 9'' et Hi : « selon qu'il est écrit : C'est pour cela que je te louerai parmi les Gentils et que je chanterai à ton nom. Kl Et il dit encore: Réjouissez-vous,