KL IV
Ces Irois courants de textes se présenlenl cinq Ibis opposés nettement les uns aux autres: VI, 14; Vlll, ^rî; IX, 20 (saur L; G manque); XI, 17 et XV, 8. De jdus, ces trois groupes se retrouvent plus ou moins netlemenl marqués dans un grand nombre de cas où deux d'enlre eux sonl réunis contre le troisième; ainsi :
' Nous (iësiiînerons ici. pour abréger, le premier de ces textes par Al., le second par Gr.. le troisièuH! par Byz. — Si nous raUachons I' au Byz.. c'est cjue ce Ms. accompagne le plus souvent les deux Byz. K L (16 fois), tandis qu'il ne marche a\cc chacun des deux autres textes (pic 4-0 Ibis. K mamiue depuis \. iS.
^'*o'i- CO.NCI.ISIUNS
Al. el Gr. en opposilioii à Uyz. : 19 luis.
Al. el Byz. (,'ii opposition à Gr. : 26 fois.
Gr. cl \j\/.. en opposilion à AI. : lo lois.
Dans un beaucoup |)lus grand nouiNie de cas encore on r-elrouve le principe du mènrie i;roupcnienl, mais avec absence de l'un ou de l'autre des rneinbies du groupe ou adjonction de l'un des ineud)res d'un autre groupe.
[.a réalité de la classibcalion indiijuée nous parai! donc sullisaninient constatée.
Kn raison de i'ini|)orlance Acs deux plus anciens î\ljj., l! et a, il peut èlre intéressant d'observer leur relation entre eux et avec les trois courants principaux du texte.
Gliacun d'eux uiai'clie absolument seul : Il ihiiis 10 cas; K dans 5. Les deux marclieiit ri'unis sans aucun autre Ms., dans 0 cas '.
Dans les cas ordinaires de variantes, ils mai'cbent ensemble 100 fois; U2 fois ils différent. Tout en apparlenant donc en général au même type, le type alexandrin, ils en sont deux variétés distinctes.
I.orsrpie N se sépare du texte aiex., il marclie un peu plus S(mvent avec le Byz. (12 fois) qu'avec le Gr. (9 b)is). D incline pluhH vers le Gr. (DS lois) que vers le lîyz. (8 fois).
On peut remarquer dans (pielquescas une allinilé cnhc I) et V G (i fois) ou G seul (.) fois), comme d'aulre part en Ire; n et I' (2 fois).
Ouant au T. II., il est, connue on sait, en lelalion étroite avec les documents byz. ."mS fois il marclie seul avec eux; 2 à :> b)is seulement il s'en s(''pare: 12 fois il iiianbe unicpiement avec des .Mim.; deux fois il n'a aucun appui (pielconquc dans les docume'nls.
' .le ne |);irlo ici (|iii' des \;niiuilcs iinh'cs (l.ins le ('.oniincnliiirc. ii-(iirii(|(ir t l'ii [jix'sciilc un plus i;iaii(i noinljio.
Si j'applique mon appréciation cxéiiélifiue à la valeur (le ces textes et des documents qui les représentent, j'arrive aux résultats suivants :
Sur les 2C0 variantes notées, il me parait que le ï. II. présente 1 l!J lois la leçon vraie, 9o Ibis une leçon fausse; 4S lois la question me paraît douteuse.
Sur les 5 cas dans lesquels les trois textes appaiaissenl distinctement séparés, il en est 2 dans lesquels l'.VI. doit être préféré (VI, \-l; IX, 20); 2 où le Byz. a l'avantage (VUI, 2rJ et XI, 17). Dans le ciniiuième (XV, 8) la décision me parait douteuse.
Sur les 13 cas où l'Àl. marche seul eu opposition aux deux autres réunis, il me paraît avoir conservé 0 Ibis le vrai texte.
Sur les 2(i cas oii le Gr. marche seul en opposilioii aux deux autres ri'uuis, il présente 2 fois h; vrai texie (XII, I I ; XIII, I).
Sur les II) cas où le Byz. marche seid en opposilion aux deux autres réunis, il mérite 2 Ibis la préférence (.\, IT); XIV, 0).
S'il en est réellement ainsi, on voit (pie la viaie leçon se trouve plus IVi'Mjucumient du côté du texte (pii a pour lui deux groupes réunis ou des Mss. appartenant à des groupes diOérents, (jue du c<^té du texte ({ui n'a jtour lui que ceux du même groupe.
Ouant aux deux [)iincipaux .Mss., sur les l(> cas où B marche complètement seul, il me parait que 3 fois il présente la vraie leçon (I, 1 ; XII, 14-; XV, Ki), et que sur les 5 cas où N se trouve dans le miîme cas, il n'y en a [)as un — sauf peut-être XIII, 8; voir aussi à X, r> — oîi sa leçon puisse être admise. Sur les 9 cas oîi ils maichent seuls ensemhle, il en est 2 où leur texte doit être préféré (IX, 27; XIV, 8).
0;]0 CONCMSIOXS
Il résulle de celle espèce de slalislique que l'Ai, est celui des Irois lexles (jiii se ra|)[)roclie le plus du texte ;iposloli(|U(', mais (pic les deux auli'cs n'en doivent pas moins èlre conslanunent consultés et employés. Je ne puis ilonc en aucune façon adhérera l'opinion de MM. Wcslcotl et Ilorl qui n'allriljucnt qu'une valeur tout à fait secondaire au Gr. cl n'en accordent absolument aucune au I5yz. Conunenl ne compreniicnl-ils ))as qu'on réduisant la critique à l'enqiloi tout à l'ail extérieur d'un certain nomlire de documenls, dans le but de la soustraire à la suhjeclivité des inlerprètes, ils la livi-ent à la subjectivité des piemiers copistes et des plus anciens correcteurs ? N'y aurail-il donc aucune part de vérité dans le jugement de (irii'shach, qui avait passé sa vie à étudier ce domaine : (irammalicitnt cijil ccnsor alex<mdrinus, inlcrinclcm occidenlaUs'/
Pour compléter les observations dont nous venons de consigner les résultats, nous ajouterons ici le tableau des piincipales variantes do l'épitre aux Komains, avec indication sommaire des documents (pii les appuient et de la leçon (pii nous a paru piélérablc dans clia(pie cas.
Variantes. Bien. Mal.