‹ Commentaire sur l'esprit des lois de Montesquieu. Suivi d'observations inédites de Condorcet sur le vingt-neuvième livre du même ouvrage [u.a.]Chapitre 121 sur 216 · CHAPITRE XI, LIVRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI, LIVRE XI

sont les deux choses les plus indispensables pour le bonheur et le bon ordre de la société, et sans lesquelles toutes les combinaisons quon peut faire pour établir la meilleure distribution des pouvoirs, ne sont que de vaines spéculations . Mais ceci rentre dans le sujet que nous devons traiter dans le livre suivant (i).

(1) Nous croyons devoir placer ici une remarque que les critiques et les commentateurs sont priés de nous pardonner. C’est ce que le chapitre que l’on vient de lire, comparé avec quelques-uns des précédens , montre avec évidence combien il est plus aisé de rejeter ce qui est mauvais , que de trouver ce qui est bon , de critiquer que de produire , de détruire que de construire. En effet , l’auteur ici change de rôle. Il cesse de combattre les idées de Montesquieu pour proposer les siennes, et, quoique le chapitre dont il s’agit renferme, suivant nous , de très-bonnes choses , il nous semble qu’il laisse beaucoup à désirer. Les jugemens de l’auteur nous paraissent, en général , très-fondés et ses raisopnemens très-plausibles ; mais nous croyons qu’il eu presse trop les conséquences , et que ses conclusions sont trop absolues et trop tranchantes. Cependant il faut convenir qu’il n’expose ici qu’une théorie abstraite, sans aucune considération de lieu ni de temps , et que lui-même indique que , dans

pZo COMMENTAIRE SUR MONTESQUIEU, l’application, elle pourrait et devrait recevoir beaucoup de modifications suivant les circonstances. Au reste, il n’est plus en notre pouvoir de rien changer aux idées de l’auteur. Nous devons nous borner à notre rôle d’éditeur, et donner ici l’ouvrage tel qu’il a été imprimé à Philadelphie en i8t i. ( Note de l'éditeur.)

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