CHAPITRE XIII, RÉSUMÉ. ï5j
rhorwme et de celle de ses découvertes et de ses erreurs.
Quoi qu'il en soit, voilà le résumé succinct des vérités que nous avons extraites de l’examen des douze premiers livres de Montesquieu. Il renferme assez complètement tcWÉ ce qui concerne l’organisation de la société et la distribution de ses pouvoirs , et , par conséquent , toute la première et la plus importante partie de Y Esprit des lois, ou, si l’on veut, de l’esprit dans lequel doivent être faites les lois. C’est à ce point que j’ai voulu m’arrêter un moment. Notre auteur va maintenant nous faire parcourir une multitude de sujets divers , les impôts, le climat , la nature du sol , l’état des esprits et des habitudes , le commerce, la monnaie, la population , la religion , les révolutions successives de certaines lois civiles et politiques dans certains pays. Tout cela sera très-curieux à examiner avec lui ; mais nous n’en pourrons juger qu’en nous rappelant ce que nous aurons reconnu des intérêts et des dispositions des différens gouvernemens , et-du but auquel ils doivent ou devraient tendre tous. Ainsi c’est ce qui précède qui sert de mesure à ce qui suit ,
a58 COMMENTAIRE SUR MONTESQUIEU, et qui nous guidera dans l’appréciation de tous ces rapports. On verra , j’ose le croire , que la manière dont nous avons considéré la société, son organisation et ses progrès , est un foyer de lumière, qui, jeté au milieu de tous ces objets, en fera diparaître un jour toutes les obscurités. Hâtons-nous de réaliser, du moins en partie , celte espérance.