II. — IjC miracle : v
1» Jésus et Marthe : v. 17-27.
V. 17-19. f Jésus étant arrivé trompa quil était dansk tombeau déjà depuis quatre jours. 18 Or Béthanie était près de Jérusalem, à la distance ^environ quinze stades; 19 eP beaucoup d entre les Juifs étaient venus auprès
' M A B C I) L X : mkkoi o*. au lieu de xai noXXoi.
de^ Marthe et de Marie pour le$ consoler de la mort de kur frère ». » — Pour les quatre jours, voir au v. 6. — %fif9jQ est objet, plutôt que circonstanciel. Voir à Y, 6. — L'expression : // trouva , se rapporte aux récits qui lui forent faits à son arrivée. — On sait que les Juifs enterraient leurs morts le jour même du décès, avant le coucher da soleil. — Jean fait ressortir (v. 18) la proximité où étiit Bétiianie de Jérusalem, pour expliquer la présence d'un si grand nombre de Juifs (v. 19). 15 stades font à peu près 45 minutes de chemin. Cette distance est comptée en prenant Jérusalem pour point de départ (syp; tûv 'lepocoyijfjuN). Ainsi s'explique la prépos. «nro. — L'imparf. était se rapporte au rôle de Béthanie dans cette histoire, déjà ancienne au moment où écrivait Jean. 11 n'est pas nécesaire d'admettre que Jean pense à la destruction de cette Ixmrgade dans la guerre romaine. — La tournure si ordinaire chez les Grecs «î mpi Map3av (v. 19) est effacée par la leçon alex., mais à tort, selon Meyer et Tischendorf euxffiémes. Celte forme désigne Marthe et Marie comme entourées des gens de leur maison et parait dictée ici par la pensée de l'étiquette qui règne dans les cérémonies de iieuil. Cette expression suppose certainement que les deux sœurs jouissaient d'une certaine aisance Les condoléances <laraient en général sept jours (1 Sam. XXXI, 13; 1 Chron. X, 1â). — La suite montrera que le terme de Juifs employé ici conserve la nuance qu'il a dans tout cet évangile. Marthe et Marie avaient beau être liées avec ces gens-là ; ils n'en appartenaient pas moins, pour la plupart, au paru hostile à Jésus (v. 28. 37. 46).