XX
L'évangéliste termine ici son récit; car il rend compte au lecteur de la manière dont il a procédé en le compo^mt (v. 30) et du but de cette composition (v. 31).
Comment s'expliquer cette lin si brusque? Si son but avait été d'écrire l'histoire de Jésus j pourrait-il raisonnablement terminer sa narration par l'entretien de Jésus et de Thomas? Evidemment non ; cette fin n'a de sens qu'autant que cet entretien, avec l'exclamation à laquelle il aboutit et la déclaration de Jésus qui la suit, est en relation étroite, essentielle, avec l'intention qui a présidé à la narration tout entière, avec l'idée même du livre. C'est ce qui ne se comprend qu'en reconnaissant que la pensée de l'auteur a été de décrire le développement de la foi des dis^ ciples et de la sienne propre. Il est manifeste dans ce cas que l'exclamation par laquelle Thomas rend enfin hommage non seulement à la messianité, mais «^ la divinité personnelle de JSsus, est la clôture normale d'un tel écrit, comme le premier témoignage de Jean-Baptiste relatif à la personne de Jésus, et qui eut pour résultat la visite faite au Seigneur par Jean et André, était à ce point de vue le commencement non moins normal du récit. La naissame de la foi a été le point de départ de la narration^ la cou^ sommation de la foi en devait être le terme.
H ne faut dgnc point s'étonner de ne pas trouver dans un tel évangile le récit de VascensioUy pas plus que de n'y pas trouver celui du baptême de Jésus. L'un et l'autre de