V. 43. €Et* il ramena à Jésus. Jésus, V ayant regardé
* N B L retranchent xai devant TiYayev.
ieVol. kt
fixementy dit : Tu es Simon, fik de Jona >; tu $?ras appelé Céphas (ce qui signifie: Pierre).^ — Les prés.t/ trouve eiil dit (v. 42) étaient descriptifs; l'aor. il amena fait ressortir la rapidité avec laquelle cet acte suivit la trouvaille. — Le regard exprimé par é(jLé>ireiv désigne ce coup d'œil pénétrant qui remonte jusqu'à la source même de Tindividualité. Ce terme explique l'apostrophe suivante. Jésus a pénétré le caractère naturel de Simon et y a découvert les éléments du futur Pierre. H n'est point nécessaire d'admettre que Jésus ait connu miraculeusement les noms d Simon et de son père. André, en présentant son frère, doi l'avoir nommé à Jésus. Au lieu de Jona il faut probable ment lire Jean: la leçon reçue est sans doute une corree tion tirée de Matth. XVI, 17, où le mot 'Iwvà peut n'ét qu'une abréviation de *l(ooéwoi». Un changement de no caractérise en général un changement de vie ou de positio
Gen. XVII, 5 : « Ton nom ne seraplus Abram (père élevé^ , mais Abraham (père d'une multitude). i^ Gen. XXXll, 28; c Ton nom ne sera plus Jacob (supplantffUr)^ mais Israël (vainqueur de Dieu, en loyal combat). » Le mot aramée/7 Képha.Hù^D (hébreu : C)d), signifie rocher. Par ce nom, Jésus caractérise Simon comme un être assez robuste, assez décidé, pour ctre le point d'appui du monde nouveau qu*il va créer. Il y avait assurément dans la physionomie de ce jeune pécheur, habitué à braver les dangers de sa profession, l'expression d'une mâle énergie, d'une puissante ioitiativc. F^n le marquant d'un nom nouveau, Jésus prend : ^ possession de lui et le consacre, avec toutes ses qualités ' . naturelles, à l'œuvre qu'il lui confiera. j - ..
Baur envisatrc ce trait comme une fiction tirée de Mallli. i ^^
XVI, 18 et placée ici afin de faire éclater en Jésus la toute- ! ^
* N B L Il"''i. ('op. lisent loiawou au lieu de Icovsqui so lit clanstoo> les autres Mjj. et dans presque toutes les Vss.
Jence du Logos. Mais le è[i.^>i4'aç, V ayant regardé fixeent, n'est nullement en rapport avec une pareille intenm; et quant à la parole : € Tu es Pierre^i^ Matth. XVI, le en suppose précisément une précédente dans laquelle isus lui a conféré ce surnom. A chaque fois Jésus part de i qui est, pour annoncer ce qui doit être ; ici : tu es Sien; tu seras Pierre; dans Matthieu : tu es Pierre ; tu seras i que dit ce nom. — Prenant acte de ce que Pierre est lentionné ici le troisième, Hilgenfeld dresse son réquisi- (ire et dit : t Pierre est ainsi privé par Jean de la potion de premier appelé! » Et il trouve là une preuve du lauvais vouloir de Tévangéliste envers cet apôtre. Comme
la désignation même d'André (v.41), son empressement à liercher Simon et le magnifique surnom donné à ce derier, sans qu'un honneur semblable soit accordé aux deux litres, ne faisaient pas immédiatement de Simon le permnage principal après Jésus! Comp. d'ailleurs VI, 68 et XI, 15-19.
On a trouvé une contradiction entre ce récit et celui de i vocation des mêmes disciples en Galilée, à la suite de la îche miraculeuse (Matlh. IV, 18-22; Marc 1, 16-20; Luc V, -il). De Welte, Brûckner, Meyer lui-même, regardent »ute conciliation comme impossible; ils optent pour le ^cit du quatrième évangile. Aux yeux de Baur, au conaire, c'est noire récil qui est une composition fictive. îvcke pense que les deux récits peuvent s'accorder, celui B Jean se rapportant à Tappel des disciples à la foi, celui ss synoptiques, à leur vocation comme prédicateurs de Evangile, conformément à ce mot : c Je vous ferai pê^ keurs d'hommes.i^ La première opinion nous parait in- >utenable. Si les deux récits étaient la naiTation du même lit, altérée chez les synoptiques, comment tout diiïérelit-il si complètement dans les deux scènes? Le lieu : ici.
la Judée ; là, la Galilée. Le temps : ici, les premiers jours (lu ministère de Jésus; là, une époque plus avancée. Les personnages : dans les synoptiques, il n'est question ni de Philippe, ni de Nalhanaël; en retour, Jacques, qui n'est point nommé ici, y est expressément mentionné. La situation : ici, une rencontre toute simple; là, une pèche. Le mode enfin : ici, un attachement spontané; là, un appel impératif. Si les deux récits se rapportent au même fait, l'opinion de Baur est en vérité plus naturelle. La difficulté est seulement d'expliquer comment l'auteur du quatrième évangile a pu, en face de la tradition synoptique reçue dans toute l'Eglise, tenter de créer de toutes pièces une histoire nouvelle de la vocation des principaux apôtres! L'opinion de Liicke est donc la seule admissible. Elle est en soi parfaitement vraisemblable. Après être revenu eo Galilée (v. 44), nous savons que Jésus rentra pour un temps dans le sein de sa propre famille, qui transféra son domicile à Capernaùm (Mallh. IV, 13; Jean 11, 12; comp. Marc m, 31). Pourquoi n'aurail-il pas laissé retourner aussi ses disciples au sein de leurs familles (Pierre était marié), pour les appeler plus tard à l'accompagner dans son ministère? La facilité même avec laquelle les jeunes pêcheurs suivent son appel dans les synoptiques, quittant, au pi*emier mot, leur famille et leur travail pour s'associer à lui, suppose des relations antérieures entre Jésus et eux. Le rédt des synoptiques implique donc celui de Jean, au lieu de l'exclure. La narration des synoptiques ayant pour objet essentiel le ministère public de Jésus, ces écrits ne pouvaient omettre un fait aussi capital que la vocation de ses plus anciens disciples au ministère de prédicateurs. Le quatrième évangile, décrivant plutôt le développement de la foi apostolique, devait au contraire mettre en relief la scène qœ nous venons d'étudier; car elle avait été le point de départ
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de ce développement. La solution de la plupart des questions qui se rapportent à Tharmonie des écrits évangéliques, dépend de la détermination exacte du but spécial de chacun d'eux.