‹ Commentaire sur l'Évangile de saint JeanChapitre 86 sur 91 · La vraie cause de l'iicrédalité jnive · texte numérisé non relu

La vraie cause de l'iicrédalité jnive

La lin du discours n^est que le développement de ces derniers mots du v. 40 : ce Vous ne voulez pas. > Jésus sonde la nature intime de ce mauvais vouloir et en découvre le principe réel : ils recherchent la gloire humaine au lieu d'aspirer à celle qui vient de Dieu. C'est ce jugement de Jésus que reproduira l'évangéliste, en se l'appropriant, dans le passage Xll, 42. 43.

V. 41-44. « Je ne tire pas ma gloire des hommes. 42 Mais je vous connais, et je sais que vous navez point » en vous-mêmes l'amour de Dieu, 43 Je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas: si un autre vient en * son propre nom^ celui-là, vous le recevrez. 44 CommeiH pouvez-vous croire, vous qui cherchez la gloire que vous tirez les uns des autres, tatidis que vous êtes indifférents^ à la gloire qui rient de Dieu^ seul? y» — D'un côté, un Messie qui n'a nul souci de la bonne opinion des hommes et des hommages de la multitude; de l'autre, des hommes pour qui le souverain bien se trouve dans la considération

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CHAP. V, 40-4i. 441

publique, dans une réputation intacte d'orthodoxie, dans un haut renom d'érudition scripturaire et de fidélité aux observances légales (comp. la description des pharisiens Matth. VI, 1-18; XXIII, 1-12). Comment des tendances aussi opposées ne rendraient-elles pas la foi en un tel Messie impossible chez ces derniers? — ''Eyvoixa (parfait) : « Je vous ai étudiés, et je vous connais. Je sais ce que recouvrent ces beaux dehors. » L'amour de Dieu désigne ici l'aspiration gui se porte vers Dieu et qui peut se trouver déjà chez le Juif sincère et même chez le païen. Rom. II, 7 : « Ceux qui cherchent l'honneur, la gloire et l'immortalité. » (Comp. v. 44.) C'est cette divine aspiration qui est le principe de la foi, comme son absence est celui de l'incrédulité. Jésus précise ici la pensée exprimée d'une manière indéterminée III, 19-21.

Le V. 43 annonce le résultat inévitable de ce contraste entre la tendance de Jésus et la leur. Non seulement ils rejetteront le Messie dont toute l'apparition porte le sceau de la dépendance divine, mais ils seront facilement séduits par tout faux Messie qui, tirant son œuvre de sa propre sagesse et de sa propre force, glorifiera en sa personne le peuple juif tout entier, et peut-être l'humanité elle-même: tout glorieux de ce monde sera le bienvenu pour ces amateurs de la gloire humaine. Le Aôr,, t'aient, dans son rapport à £>.r;7.uôa, ne peut désigner qu'une apparition pseudomessianique. D'après les synoptiques aussi Jésus attendait des pseudo-Christs, Matth. XXIV, 5. 24 et parall. L'histoire parle de soixante-quatre faux Messies, qui sont tous parvenus à se former un parti dans le peuple juif sur cette voie-là. Voir Schudt, Judische Merkwurdùikciten (cité par Meyer).

Cette tendance dépravée anéantit chez eux jusqu'à la faculté de croire : v. 44. — 'lysT;, vous, de tels hommes.

— Dans les derniers mots, Tadj. piovou, seul, peut être rapporlé à l'idée de ÔcoO : Dieu qui est le seul Dieu, Jésus caractériserait, dans ce cas, la recherche de la gloire humaine comme une idolâtrie morale et mettrait en quelque sorte ses auditeurs au rang des païens. C'est recherché. Dans ce contexte, le mot seul n'oppose-t-il pas plutôt Dieu à Tautre source de gloire à laquelle vont puiser les Juifs, aux hommes? Ainsi : de Dieu seul. Gomp., quant à la conception morale qui est à la base de tout ce passage, Inlrod. 1, p. 224 et suiv. — Aussi nécessairement le courant de la gloriole pharisaïque les entraîne loin de la foi, aussi infailliblement la vraie fidélité intérieure à Tesprit qui pénètre les livres de Moïse, les y eût conduits :

V. 45-47. « A'e croyez pas que ce soU vioi qui vous accuserai devant le Père; voire accusateur est déjà là\ Moïsej en qui vous uiettez votre espérance. 46 Car si ih>us croyiez à Moise, vous croiriez en moi: car il a écrit* de moi. 47 Mais si vous ne croyez pas à ses écrits^ comment croirez'vous * à mes paroles? ï> — Après leur avoir dévoilé la cause morale de leur incrédulité, Jésus montre h ses auditeurs le danger auquel elle les expose, celui d'être condamnés au nom de cette loi même sur l'observation de laquelle ils fondent leurs espérances de salut. Ce n'est pas au nom du vrai Messie méconnu en sa personne, c'est au nom de Morse lui-même foulé aux pieds, qu'ils seront condamnés. Jésus les poursuit ici sur leur propre terrain. Sa parole prend une forme dramatique et saisissante. 11 fait lever devant eux cette grande figure de l'ancien libérateur, à laquelle s'attache (ei; ov) leur espérance, et transforme ce

* B ajoute ^po^ tov ::aTcca.

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prétendu avocat en accusateur. Les mots : que cest moi qui vous accuseraiy font supposer que, déjà alors, on imputait à Jésus un sentiment d'inimitié contre son peuple. C'étaient ses discours sévères qui donnaient lieu à cette accusation. — "'EdTi est très -solennel : « // esMà, celui qui... > — Les mots : en qui vous espérez, font allusion au zèle pour la loi qu'avaient manifesté en ce jour même les adversaires de Jésus, et qui était leur titre pour espérer la gloire messianique, a II se trouvera que ce Moïse dont vous me reprochez de transgresser la loi, témoignera pour moi, tandis qu'il s'élèvera contre vous, ses fanatiques défenseurs. » Quel renversement de toutes leurs notions ! — Meyer prétend que le terme accuser ne peut se rapporter ici slu jugement dernier, puisqu'alors Jésus sera juge, non accusateur. Mais Jésus dit précisément qu'il n'accusera pas, toutefois sans s'expliquer encore sur la personnalité du juge, ce qui eût été hors de propos.

Les deux versets 46 et 47 prouvent la thèse du v. 45 enmontrant, le premier, le lien entre la foi en Moïse et la foi en Christ, le second, le lien entre l'incrédulité à l'égard de l'un et de l'autre. En d'autres termes : Tout vrai Juif deviendra naturellement un chrétien ; tout mauvais Juif rejettera instinctivement l'Evangile. Ces deux propositions sont fondées sur ce fait que les deux alliances sont le développement d*un même principe et ont la même substance morale. Or, quand on a accepté ou repoussé un principe à sa première apparition, à plus forte raison l'accepterat-on ou le rejettera-t-on dans sa manifestation complète. C'est exactement la thèse que développe saint Paul Rom. II. II y a même une grande analogie entre les expressions de l'apôtre et celles de Jésus ; v. 29 : « Le vrai Juif ne tire pas sa louange des hommes, mais il la tire de Dieu » (comp. Jean V, 41-44) ; v. 23 : « Tu te glorifies dans la loi»-

(comp. Jean Y, 45). — Les mois : a écrit de moiy font allusion au Protévangile, aux promesses patriarcales, aux types, tels que celui du serpent d'airain, aux cérémonies lévitiques qui étaient Vombre des choses à venir (Col. II, 17), plus spécialement à la promesse Deut. XVIII, 48: tJe leur susciterai un prophète tel que toi^ » promesse dont Taccomplissement, tout en renfermant l'envoi de tous les prophètes qui ont suivi Moïse, se consomme en Jésus- Christ. Mais surtout il faut penser ici au but et à Tesprit des institutions théocratiques, qui toutes tendaient à éveiller le sentiment du péché et la soif de la justice. Donner accès îi cet esprit, c'eût été ouvrir d'avance son cœur au grand vividcateur (comp. Gess).

Dans le v. 47, l'antithèse essentielle n'est pas celle des substantifs, écrits et paroles, mais celle des pronoms, ses et mes. La première n'est qu'accidentelle, provenant de ce que Jésus parlait, tandis qu'on lisait Moïse. Ce reproche de ne pas croire à Moïse, adressé à des gens que met en fureur la violation prétendue d'un des commandements mosaïques, rappelle celte autre parole, si douloureuse et si ainère, de Jésus (Matlh. XXIII, 29-32) : ce Vous bâtissez les tombeaux des pr >phèteSy et vous témoignez ainsi que vous êtes les fils de ceu,r qui les ont tués, » Le rejet d'un principe sacré s'abrite parfois sous les apparences du respect le plus minutieux et du zèle le plus ardent pour ce principe même. De celle coïncidence résultent, dans l'histoire religieuse de l'humanité, ces situations tragiques, entre lesquelles la calaslrophe d'isriiël ici prédite occupe certainement le premier rang.

Quant à la réalitc^ historique de et» discours, voici quels nous paraissent être les résultats de rexéirèso :

1*^ LsLpe)iS(^r fonrlampntnlr s'adapte parfaitement à la situation donnt^e. Accusé d'avoir fait une œuvre anti-sabhatique et

môme de s'attribuer l'égalité avec Dieu, Jésus se justifie de la manière à la fois la plus élevée et la plus humble, en attestant, sur le témoipinage de sa conscience, la dépendance absolue où il est de son Père, et en montrant dans cette parfaite dépendance la cause de la position suprême qu'il occupe.

i® Les trots parties principales du discours senchaùieat naturellement l'une à l'autre et se groupent sans {leine autour de r idée-mère que nous venons de signaler : 1. Jésus affirme sa dépendance entière du Père. i. Il prouve ce fait intime, impossible à contrôler, par un triple témoignage du Père : les miracles, dont un échantillon est en ce moment même sous leurs yeux, sa voix au baptême et les Ecritures. 3. Il termine en leur montrant dans leur antipathie secrète pour la tendance morale de son œuvre, la raison qui les empêche de se fier à ces témoignages, et en les menaçant d'être condamnés au nom de ce Moïse même qu'ils Taccusent de mépriser.

La prétendue métaphysique que l'on reproche aux discours de Jean s'évanouit ainsi aux yeux d'une exégèse scrupuleuse. Il ne reste plus à sa place que l'expression simple de la conscience filiale de Jésus. Celle-ci se déploie dans des intuitions d'une grandeur imposante et d'une élévation sublime (v. il-i9) et dans le tableau d'une relation avec Dieu qui porte le caractère d'une pureté unique (v. 19 et 20). Ce qui rend ce trait plus inimitable, c'est la simplicité naïve et presque enfantine des images employées pour décrire cette communion du Fils avec le Père. Une telle relation doit avoir été vécue pour avoir pu être exprimée, et cela d'autant plus que son contenu est complètement opposé au courant anti-subordinatien qui a emporté l'Eglise tôt après les temps apostoliques.

Strauss a reconnu, jus(|u'à un certain point, ces résultats <Ie l'exégèse. « II ne se trouve, dit-il, dans la teneur du reste du discours rien qui fasse difficulté, rien que Jésus n'eût pu dire lui - même , puisque l'évangéliste rapporte dans le meilleur enchaînement des choses... que, d'après les synoptiques aussi, Jésus s'est attribuées *. » Les objections de Strauss portent uni-

* Vie de Jésus, t. ï, t^ partie, p. 675, trad. do Litirë. — L'expression « dans le reste du discours » n'est iwint destinée à limiter ce jugement favorable porté sur rensenible du discours; elle s'applique à une objection que Strauss venait lui-même d'écarter.

quement sur les analogies de slyle entre ce discours, celui de Jean-Baptiste (ch. III) et certains passages de la première épflre de saint Jean. Strauss conclut en disant : < Si donc la forme de w discours doit être attribuée à Tévangéliste, il se pourrait que le fond appartînt à Jésus. » Et nous, nous croyons pouvoir oooclure en disant : Si la demi-intelligence du discours a arraché cet aveu à un tel critique, une intelligence plus complète doone le droit de dire : Jésus a réellement parlé de la sorte. Le théine principal porte le caractère de 1* à-propos le plus parfait. Les idées secondaires se subordonnent logiquement à ce thème. Pas un détail ne contraste avec l'ensemble ; l'application enfin est solennelle et saisissante, comme elle devait l'être dans une telle situation; elle imprime à tout le discours le sceau de l'actualité.

M. Renan estime que l'auteur doit avoir puisé le fond de son récit dans la tradition (^comp. le nom de Bêthesffa, v. i), ce qui, dit-il, est e.rtre'memrnt grave, parce que cela prouve qu'une partie de la communauté chrétienne attribuait réellement à Jésus des miracles accomplis à Jérusalem. Quant au discours», nous pouvons appliquer ici la théorie générale de M. Renan sur les discours du IV« évangile (p. lxxvuO : « Le thème peut n'être pas sans quelque authenticité ; mais dans l'exécution, la fantaisie de l'artiste se donne pleine carrière. On sent le procédé factice, la rhétorique, l'apprêt. » I^ procédé factice se trahit par des banalités sans à-propos ; — en avons-nous rencontrées? La rhétorique, par l'emphase et l'enllure : — avons-nous trouvé quelque chose de pareil f L'apprêt, par les antithèses ingénieuses et la recherche du piquant. Le discours que nous venons d'étudier ne nous a offert rien de semblable. I^ fond et la forme, tout pleins d'actualité, excluent également l'idée d'un travail artificiel, d'une composition à froid.

Relevons enfin une assertion de M. Réville, tranchante et hardie, comme celles qui sortent si souvent de la plume de re -critique : « Ce livre, dit-il en parlant du IV^ évangile, où le juda'isme, la loi juive, le temple juif, sont des choses aussi étrangères, aussi indifférentes, qu'elles pouvaient l'être à un chrétien helléniste du deuxième siècle... * » Et l'on ose écrire de pareilles paroles en face (lt»s derniers versets de notre chapitre.

* lîerue germanique^ i^r décembre 4863, p. 440, note.

dans lesquels Jésus identifie tellement son enseignement avec celui de Moïse, que croire à l'un, c'est implicitement croire à Tautre, et rejeter le second, c'est virtuellement repousser le premier, parce que Jésus n'est réellement que Moïse accompli. C'est là exactement le sens du sermon sur la montagne, de ce discours que Ton regarde comme ce qu'il y a de plus authentique dans la tradition synoptique ! L'intuition de Jean sur le rapport des deux économies est identique à celle de Matthieu.

DEUXIÈME SECTION

Vï, 4-71.

Le grand témoignage messianique et la crise

de la fbi en Galilée.

Le fil du récit se brise, en apparence, à la fin du ch. V; •mais la narration interrompue reprendra au ch. VII, à Toccasion d'un nouveau voyage de Jésus à Jérusalem. Dans l'intervalle entre ces deux séjours en Judée, Jésus revint «n Galilée, comme cela ressort du ch. VI, et il y demeura d'une manière assez persévérante pour étonner même ses proches, comme nous le verrons au ch. Vil. Ce séjour en Galilée comprend tout l'intervalle entre la fête de Purim, en mars, et celle des Tabernacles, en octobre ; par conséquent, sept mois consécutifs. Il est donc naturel de placer dans cet espace de temps la majeure partie du ministère galiléen, chez les synoptiques, d'autant plus que les deux miracles de la multiplication des pains et de l'apaisement de la tempête, qui forment le trait d'union entre le récit de Jean et celui des synoptiques, sont précisément placés à cette époque dans le premier. C'est ici le trait saillant qui établit le synchronisme entre les quatre narrations évangéliques.

Une circonstance rend plus frappant ce long éloignement où Jésus se tient de Jérusalem : c'est que, durant cette période de l'année, se célébraient les deux grandes fêtes de Pdques et de Pentecôte, à Tune au moins desquelles chaque Juif tenait à assister. La conduite de Jésus avait donc besoin d'une explication. Nous la trouvons Ml, l : a Et Jésus séjournait en Galilée: car il ne voulait pas séjourner en Judée, parce que les Juifs cherchaient à le faire mourir. » Le ch. VI est ainsi en réalité la continuation du ch. V, en ce sens que ce séjour continu en Galilée, dont le ch. VI décrit le moment le plus saillant, était le résultat de Tanimosité allumée à Jérusalem par le miracle et le discours rapportés au ch. V. Moralement parlant, le fil du récit n'est donc point rompu.

Mais pourquoi, d'entre toute la multitude des faits qui ont rempli le ministère de Jésus en Galilée, Jean choisit-il celui-ci, et celui-ci seul? Le miracle de la multiplication des pains fait éclater la gloire de Jésus, cela est certain; et le témoignage sur la personne de Jésus, qui suit le miracle, est d'une importance capitale, assurément. Cependant, pour expliquer complètement cette exception remarquable, il faut remonter jusqu'à l'idée qui domine toute cette partie, celle du développement de l'incrédulité nationale. La fin du chapitre fera voir que le momeat ici décrit fut la crise décisive de la foi en Galilée. C'est le parallèle de ce qui se passe en Judée aux ch. Vlll et Xll, avec cette différence, déjà signalée, que l'incrédulité en Judée est violente, agressive, et ne peut aboutir qu'au meurtre, tandis qu'en Galilée, elle provient d'un simple sentiment de déception, après une attente surexcitée. Ici c'est Tindifférence plutôt que la haine : on ne tue pas, on se borne à s'en aller (v. 66. 67). C'est donc bien la révélation de la gloire de Jésus, par les deux miracles et les discours

racontés dans ce chapitre, qui forme, comme toujours, le fond du récit. Mais ce tableau a pour but spécial de faire ressortir le triste résultat auquel aboutirent en Galilée, comme en Judée, de si grandes grâces. C'est toujours le développement de cette parole, qui est comme le thème de toute cette partie : ce // est venu chez les siensy et les siens ne Font pas reçu. » Dans cette province elle-même où la foi avait paru un instant prête à devenir un fait national (IV, 45), l'œuvre messianique, comme telle, échoua. Cependant, la vraie œuvre de Jésus, celle du salut, n'en continua pas moins, au milieu de ce grand revers, sa paisible croissance et aboutit même à une magnifique profession (v. 68. 69).

Beyschlag a bien fait ressortir comment le miracle de ta multiplication des pains, en provoquant la brusque explosion de l'attente messianique du peuple, qui couvait sous la cendre, fit éclater par là même l'incompatibilité complète qui existait entre l'idée messianique vulgaire et celle de Jésus et devint le signal de la retraite d'un grand nombre de disciples. Jean seul avait saisi la portée historique de ce moment décisif dans le ministère de Jésus; et c'est pourquoi seul il a pu le présenter sous son vrai jour. Cela nous explique l'exception qu'il a faite en sa faveur et pourquoi, lors même qu'il en trouvait le récit dans les écrits de ses devanciers, il a jugé bon de le reproduire et de montrer concentré dans cet événement le sommaire du ministère galiléen tout entier.

Trois parties dans ce chapitre : 1*" Lies deux miracles : v. 1-21; 2<> Les entretiens et les discours qui s'y rattachent : V. 22-65; 3° La crise finale : v. 66-71.

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