‹ Commentaire sur l'Évangile de saint JeanChapitre 9 sur 91 · DANS LA MAISON PATERNELLE · texte numérisé non relu

DANS LA MAISON PATERNELLE

d'autant plus probable que, d'après une très-anlique tradition ;llégésippe), Clopas était frère de Josepb et beau-frère de Marie.

La famille de Jean jouissait d'un certain bien-être. D'après Marc I, 20, en effet, Zébédée a des journaliers; Saloinéest rangée (Luc VIII, 3; Matth. XXVII, 55) au nombre des femmes qui accompagnaient Jésus dans ses péréîrrinalions et qui V entretenaient^ lui et les Douze, île leurs hiens. D'après notre évangile (XIX, 27), Jean possédait une maison à lui, où il reçut la mère du Seigneur. Faut-il ranger, comme on l'a fait, parmi ces indices de bien-ctre, la relation de cette famille avec le grand sacrificateur, dont il est fait mention XVIII, 15? Cette conclusion est d'autant moins fondée que l'on ne saurait prouver que C autre dàci- [lie mentionné dans ce passage fût l'un des fils de Zébédée, suit Jean, soit Jacques. La position prospère de cette famille était due sans doute à l'industrie, très-lucrative alors, de la pèche et au commerce considérable qui s'y ratliicliait '.

Deux traits de la vie fie Salomé trahissent un vif sentiment religieux : rempresscnient avec lequel elle se consacra, cuinme nous venong de le voir, au service de Jésus, et la demande qu'elle eut la hardiesse de présenter un jour au Seigneur en faveur de ses deux fils (Mallh. XX, 20). Une telle prière révèle un cœur enthousiaste, une piété ardente, mais imbue des espérances messianiques les plus terreslro<. Klle avait sans doute travaillé à exalter dans le même sons le [jatriolisme religieux de ses fils. Aussi, dès que le précurseur parut sur la scène, Jean accourut-il à son bapl»'ine. Il s'attacha même à lui comme son disciple (Jean I);

* Voir lu Commentaire de Liicke, introduction, j). 9.

et ce fui auprès de lui que Jésus le rencontra, à son rcto du désert ou il s'était rendu après son baptême K

Jean à la suite de Jésus.

Coiinivc Jean a passé sans secousse de la maison pat nelle au baptrme du précurseur, il parait avoir passé au sans commotion intérieure de Técole de ce dernier à c( de Jésus. Dans ce développement doucement propres: nul déchirement. 11 n'eut qu'à suivre l'atlrail inlérie l'enseignement du Père, selon les expressions profon< dont il se sert lui-même, |K)ur s'élever de degré en de| jusqu'au sonunet de la vérité. C*est le chemin royal dc< dans cette parole du Seigneur à Nicodéme : « Celui qui : la vérité vient à la lumière, parce que ses œuvres sont 1 tes en Dieu )> (Jean 111, 21). Par ce caractère calme et o tinu de son développement, Jean se trouve être, dans monde spirituel, l'antipode de Paul.

Le récit de sa vocation comme crovant nous a été c serve au chaj). !*'•* de notre évangile. Car tout porte à crc (jue le disciple qui accompagna André à cette heure d( sive de la fondalion de la société nouvelle, n'était autre ( Jean lui-même. Des rives du Jourdain, Jésus revint aie avec lui et les quehjues autres jeunes (laliléens qu'il s'é attachés en (ialiléo, à Cana d'abord, puis à Na/arelh, q' t|uilta tôt après en compagnie de sa mère et de ses frèf

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