‹ Commentaire sur l'Évangile de Saint Jean ... . Tome secondChapitre 13 sur 278 · N D Isis Syraï lisent otÔure au lieu de otÔ · texte numérisé non relu

N D Isis Syraï lisent otÔure au lieu de otÔ

nettement l’autorité exceptionnelle à laquelle sa sainteté Jui done droit.

Il'est bien évident, par ce qui suit, que cet autre dont Jésus allègue le témoignage v. 32, est Dieu, et non pas Jean-Baptiste, comme le croit encore de Wette. Les v. 33-35 sont précisément destinés à écarter l'application de cette parole au Précurseur. — La seconde proposition du v. 32 exprime l’idée profonde : que Jésus possède la conscience intime de la réalité du témoignage que lui rend le Père. À mesure que Dieu le signale aux yeux des hommes comme le Fils, une voix intime s'élève des profondeurs de sa conscience et dit : «Tu'es mon Père!» En vertu de ce fait, il pourrait sans doute être envisagé comme témoin véridique, lorsqu'il témoigne sur son propre compte; mais c’est précisément à cet avantage qu'il renonce en ce moment, et voilà ce qu'il veut faire remarquer par ces paroles, qui se rattachent ainsi étroitement à l’idée du v. 34. — M. Rilliet traduit l'expression tept ob, rept émavtcod, trois fois répétée dans ces versets, par en ma faveur, pour moi. Mais, dans ce sens, il faudrait dxéo. Le sens est tout simplement : à mon sujet. |

V. 33-35. Avant de dire quel est cet autre dont le témoignage sert d'appui au sien, Jésus éloigne la supposition assez naturelle que c’est du Précurseur qu'il veut parler : «Vous avez envoyé vers Jean, et il a rendu témoignage à la vérité. 34 Mais moi, ce n’est pas d'un homme que j'emprunte le témoignage ; et ce que je vous en dis ici, c'est afin que vous soyez sauvés. 35 Il était le flambeau qui se consume et luit; et vous vous êtes empressés de vous réjouir un moment à sa lumière.» — Le témoignage de Jean-Baptiste avait fait assez de bruit pour que Jésus pût pressentir qu'au moment où il disait : «J'ai un autre témoin ,» chacun penserait au Précurseur. Jésus repousse

cette supposition, mais tout en faisant remarquer qu'au point de vue de ses auditeurs le témoignage de Jean devrait être envisagé comme valable : car n’étaient-ce pas eux qui l'avaient provoqué (allusion à la députation I, 19 et suiv.)? — Le parf. peuaptionxe indique que le témoignage conserve sa valeur malgré la disparition du témoin (v. 35 : il était, etc).

La première proposition du v. 84 est difficile à comprendre. Jésus envisage-t-1l donc le témoignage de Jean-Baptiste comme purement humain? Quelques interprètes éludent la difficulté en traduisant où \auBavw : «Je ne recherche pas» (de Wette); N.: «Ge n’est pas pour ma gloire que j'en fais mention.» C’est forcer le sens de cette expression. Tout s'explique, si l’on tient compte de l’article devant uaprvota : «le témoignage;» par où Jésus veut dire : le témoignage réel, infaillible, irrécusable, le seul que je veuille invoquer ici à l'appui du mien. Le témoignage de Jean devait diriger les regards vers la lumière; mais, une fois que la lumière avait paru, ce témoignage indirect et passant par un organe humain faisait place au témoignage direct de Dieu. Si donc Jésus rappelle, encore maintenant, ce témoignage qui est comme en dehors de sa personne, c’est que ses auditeurs montrent qu'ils n’ont pas les sens assez délicats pour saisir le témoignage divin inhérent à son apparition ; et c’est le soin de leur salut quile pousse à parler ainsi; il condescend à leur faiblesse. — Remarquez l’opposition de duetç, vous, et de dyw, moi. — ‘Iva oubñre : «Afin que vous en profitiez à salut » (laoriste).

Le v. 35 exprime précisément le caractère transitoire de l'apparition de Jean-Baptiste. Jean n’était pas un soleil permanent, mais un flambeau qui ne brille qu'à la condition de se consumer. On a expliqué de plusieurs manières assez étranges l’art. 6 devant Aÿxvoç. Mever : «le flambeau par excellence.» Bengel voit ici une allusion à Sirach XLVIIE, 1 : «la

parole (d’Elie) brillait comme un flambeau.» Luthardt croit que Jean est comparé au porte-flambeau qui précédait l’époux dans les fêtes de noces. Tout cela est forcé. L'article détermine simplement la nature de la chose, en faisant de l’image qui suit une sorte de définition, comme sinous disions : «Il est la chandelle qui éclaire.» Les deux épithètes xaudpevos xat patvoy n'expriment qu'une seule et même idée : celle de l’éclat éphémère de ce flambeau qui se consumait en éclairant; et l'imparf. %v, était, rappelle qu’il est maintenant éteint. C’est une allusion à lemprisonnement ou à la mort de Jean-Baptiste. — Dans la seconde proposition du verset, la même image continue. Jésus compare les Juifs à des enfants qui, au lieu de tirer parti des précieux instants pendant lesquels brille la lumière, ne font que danser et folàtrer à sa clarté jusqu’au moment où elle s'éteint. Il était impossible de mieux caractériser la vaine et puérile satisfaction que la gloriole nationale avait trouvée un instant dans l'apparition de cet homme extraordinaire et l'absence des fruits de repentance et de foi qu'aurait dû produire un tel mmistère chez le peuple entier et chez les chefs. — "Hos- Avoure : vous vous êtes complu; ce n’était qu'un jeu. Comp. le discours Luc VIT, 24 et suiv. qui commence par cette question trois fois répétée : « Qu’êtes-vous allés voir au désert?» — comme s’il se fût agi uniquement d’un spectacle divertissant — et qui se termine par la comparaison du peuple avec une troupe d'enfants.

V. 36. «Mais moi, j'ai le‘ témoignage qui est plus grand” que celui de Jean; car les œuvres que le Père m'a donné” d'accomplir, ces œuvres mêmes que j'opère*

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