NBLX ajoutent ouy à axexotôn
et successeur de Satan, le souverain permanent du nouvel Eden. Cest donc bien à tort que M. Colani' prétend que l’évangéliste, en mettant une telle objection dans la bouche des auditeurs. de Jésus, leur prête un point de vue qui n’est que le sien propre. — Les passages auxquels les Juifs font allusion sont ceux dans lesquels Le Messie est dépeint comme fondant sur les ruines des royaumes païens, détruits par le jugement, un empire éternel : Es. IX, 6; Ps. OX, 2-4; Dan. VIE, 14, etc. — Sur le terme La loi, voy. t. I, p. 311. — Pour se tirer de la difficulté, et avant même que Jésus réponde, les objectants ont recours à une supposition. Le Fils de l’homme, ce nom qu'aime à se donner Jésus, ne désignerait-il pas un personnage autre que le Christ? Cette supposition n’est pas sans analogie avec celle à laquelle paraît s'être livré Jean-Baptiste dans sa prison. Voy. t. f, p. 309-311. Ce sens que nous donnons à la réponse des Juifs, est bien plus naturel que celui de Meyer : «Quel étrange Messie, que celui dont tu nous parles là!» Il devrait y avoir, dans ce sens, non pas : (Qui est ce Fils de l'homme?» mais: (Quel est donc ce Christ?» — Nous avons déjà fait voir (t. [, p. 339) qu'il résulte de cette réponse du peuple que le nom de Fils de l’homme n’était point usité en Israël pour désigner le Messie, et qu'il faut lenvisager plutôt comme une création de Jésus lui-même. : Nous nous rencontrons en ce point avec M. Colam”. Mais cet auteur commet, ici encore, une étrange erreur, quand il prétend que, pour trouver dans la bouche de Jésus ce titre de Fils de l’homme, il faut remonter «au moins quatre mois en arrière, au passage VIIT, 28.» Jésus venait au contraire d'employer ce terme quelques instants auparavant et dans ce même discours (v. 23).
1. Jésus-Christ et les croyances messianiques de son temps, p. 31. 2. Ibid. p. 75 et suiv.
V. 35 et 36. «Jésus leur dit donc : La lumière n'est plus qu'un peu de temps avec vous!; marchez pendant que” vous avez la lumière, de peur que les ténèbres ne vous surprennent; et celui qui marche dans les ténèbres, ne sait où il va. 36 Pendant que* vous avez la lumière, croyez en la lumière, afin que vous deveniez enfants de lumière. Jésus leur dit cela; puis, s’en étant allé, il se cacha d'eux.» — Après avoir dévoilé l'importance de heure qui s'approche, pour le monde entier, Jésus applique spécialement cette vérité à Israël et à ses auditeurs. — Ce n'était plus le temps d'enseigner et de discuter. Jésus, au lieu de répondre à la question qui lui est faite, adresse aux Juifs une dernière sommation. Aussi Jean dit-il eîxev, 1/ dit, déclara, non axexoton, il répondit. Le soleil est sur le point de se coucher pour Israël. Que chacun se hâte donc de croire; car, une fois privé de cette lumière, le peuple sera semblable à un voyageur perdu dans la nuit et qui erre sans but. Comme les v. 31 et 32 renfermaient l’histoire de l'Église, ce v. 35 résume celle d'Israël depuis le Jour où parlait Jésus. Sans doute, la prédication apostolique fut encore accordée à ce peuple; mais, une fois lancé sur la pente de l’ncrédulité, il n’eût pu que bien difficilement changer de direction; il ne le fit point, et cette der- nière grâce, la prédication des apôtres, lui fut bientôt retirée. Dès lors, Israël à erré dans le désert de ce monde, comme une caravane sans point de mire et sans guide. — Ilsourateis, marcher, avancer vers le but; dans l'application, arriver au salut en croyant. — Des deux leçons £ws, pen-
1. AEFGHSUAA la plupart des Mnn. Syr. lisent ue0° uuov. NBDKL M X 20 Mnn. It. Vg. Cop.: ev uv.
2. ABDKLX 4 Mn». lisent ws au lieu de esws que lisent tous les byzantins ainsi que K.