N intercale entre ouv et toos alAndous : ouy ot [oudao
cœur. «Est-ce moi? » demandent-ils chacun, avec une humilité touchante, d’après Matth. XXVI, 99. Judas lui-même, d'après cet évangéliste, adresse à Jésus cette question; et il ne pouvait, en effet, rester seul à se taire, sans se trahir. La réponse de Jésus: «Tu l'as dit» (XXVI, 95) doit être envisagée comme le sommaire de la scène suivante dans le récit de Jean; c’est par l'acte raconté par Jean v. 26 que Jésus lui à fait cette réponse.
V. 93 et 24. «Or l’un des disciples‘, celui que Jésus aimait, était couché sur son sein ; 24 Simon Pierre lui fait signe de lui demander quel était” celui dont il parlait.» — Chez les anciens, on était à table couché plutôt qu'assis, chaque convive ayant le bras gauche appuyé sur un coussin, de manière à soutenir la tête, et le bras droit libre, pour manger; les pieds étaient étendus en arrière. Le voisin de droite avait amsi la tête rapprochée de la poitrime de celui qui était couché à sa gauche; c'était la place de Jean par rapport à Jésus, dans ce dernier repas. La tradition unanime de l'Église primitive désigne en effet Jean comme le disciple auquel s'applique le v. 25. Notre évangile lui-même ne permet pas de douter que ce ne soit à Jean que pensait l’auteur. D’après le ch. XXI, le disciple que Jésus aimait assistait à l'apparition de Jésus au bord de la mer de Galilée. Il doit donc se trouver parmi les sept disciples mentionnés au commencement du récit, v. 2. Ce ne peut être mi Pierre, mi Thomas, ni Nathanaël, puisque ceux-ci sont nommément mentionnés dans le cours de lévangile, tandis que le disciple que Jésus aimait apparaît