‹ Commentaire sur l'Évangile de Saint Jean ... . Tome secondChapitre 147 sur 278 · Plusieurs Mjj. ajoutent ex devant toy aÿntov · texte numérisé non relu

Plusieurs Mjj. ajoutent ex devant toy aÿntov

2. Au lieu de ruôeo@ar tue av en que lit T. R. avec 12 Mjj. la plupart des Mnn. Syr. Cop., on lit xar Àeyer autre eme tu eotty dans B C L Nb X . Htplerique Vo, Or. — N réunit les deux leçons : tu@eofar tie av ein nepe ou EXEYEY xOL ÀEYEL ŒUTU EUTE TLS EOTLY TEOL OU AEYEL.

toujours sous le voile de l’anonyme. Placés comme ils le sont à la fin de lénumération, et sans dénomination, les deux derniers disciples ne paraissent point avoir appartenu au cercle apostolique; 1l ne reste donc que les deux fils de Zébédée. Or Jacques mourut de trop bonne heure pour être celui auquel se rapporte la parole de Jésus à Pierre: «Si Je veux qu'il demeure jusqu'à ce que je vienne, que l'importe?» Il ne reste donc que Jean. On peut arriver au même résultat par une voie plus courte, au moyen des Synopiques. Le disciple que Jésus aimait devait être l’un des trois apôtres privilégiés; or ce ne peut être Pierre, à côté duquel il est souvent nommé, comme ici, n1 Jacques, par la raison indiquée; donc c’est Jean. Du reste, Hengstenberg démontre parfaitement que cette expression: «Le disciple que Jésus aimait,» n’est qu'une périphrase du nom de Jean. Ge nom signifie: «Celui auquel Jéhovah accorde sa faveur, que Jéhovah aime.» Aussi Jésus ne lui avait-il pas donné un autre nom, comme à Pierre; 1l s'était contenté de sanctionner celui que portait cet élu de son cœur.

Le v. 24 montre le rapport intime qui existait entre Pierre et Jean et n’est point favorable à l’idée d’une tendance hostile à Pierre dans notre évangile. Comp. 1, 43; VI, 68. — La leçon byzantine est bien préférable à celle des alexandrins et d'Origène. Si l’on interprète, en effet, cette dermère dans ce sens : «Et il lui dit : Dis-moi qui c’est,» ce «al lui dit» est en contradiction avec veva, il fait signe, qui prouve que Pierre était trop éloigné de Jean pour lui parler. D'ailleurs, comment Pierre supposerait-1l que Jean connaît ce secret ? Si l’on traduit : «Et il lui dit : Dis à Jésus : Qui est-ce ? » il faut donner au mot dire le sens peu naturel d'interroger et suppléer le régime «it®, ce qui est forcé. Ge résultat est confirmé par le texte du Sinait., qui prouve que la leçon alexandrine est une glose, d’abord ajoutée, puis

plus tard substituée au texte primitif que nous trouvons chez les byzantins. — Il ressort du v. 24 que Pierre n’était pas assis à côté de Jésus, puisqu'il aurait pu lui faire luimême la question.

V. 25-27 a. « S'étant donc jeté’ sur le sein de Jésus, celui-ci” lui dit: Seigneur, qui est-ce ? 26 Jésus lui répond ”®: C’est celui à qui je donnerai un morceau de pain trempé‘. Et, ayant trempé” le morceau, il le donna à Judas Iscariote, fils de Simon’. 27 a Et, après qu'il eut pris le morceau, alors*® Satan entra en lui.» —’Ertreowv, s'élant jeté, indique un mouvement brusque, conforme à la vivacité du sentiment qui linspire. La leçon alexandrine avarecwvy a beau être préférée par Lücke, Tischendorf; elle n’en est pas moins absurde; il ne s’agit pas ici de se mettre à table; c’est une correction machinale d'après XXI, 90, où avéreoey est parfaitement à sa place. — Dans le cours du repas pascal, le père de famille offrait aux convives des morceaux de pain trempé dans un brouet composé de fruits, cuits dans du vin, qui représentaient les biens de la terre promise. Jésus se rattache 1c1 à cet usage et répond à Jean sous cette forme qui n’était intelligible que pour lui. Comme signe de communion, c'était encore un appel à la conscience de Judas. Si, en le recevant, son cœur se füt brisé, il pouvait encore obtenir grâce. Ge moment

1. BGKLX 20 Mnn. Or. lisent avaxecwv au lieu d'extmecwv., — NDLM X A plusieurs Mnn. Itrierime Vo, lisent ouv au lieu de de que lit T. R. avec 7 Mjj. Mon. Italia — BC omettent toute particule.

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