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était donc décisif; et c’est ce que Jean fait sentir par le rôre, alors, du v. 27. « Jusqu'alors, dit Hengstenberg, Judas avait étouffé en lui, dans l’intérêt de sa passion, la convietion de la divinité de Jésus. Maintenant le rayon de la toutescience divine, qui n'avait fait que l’effleurer par les averüssements précédents (v. 10. 18), le pénètre. Jésus lui dit clairement par ce signe et par la parole qui accompagne (Matth. XXVI, 25 : « Tu l'as dit») : Tu es celui qui mange mon pain et qui me trahit! Mais il lui fait aussi comprendre qu'il est encore du nombre des siens. Il pouvait donc revenir en arrière. Mais il ne voulut point; et le violent effort qu'il dut faire pour fermer son cœur aux puissances célestes, en ouvrit Fa porte aux puissances diaboliques. C’est même en celles-ci qu'il dut chercher la force d'accomplir ce dermer acte- de résistance. Gomme il est dit de David : Z{ se forthifia en Dieu, ainsi Judas se fortifia en Satan.» — L’habitation de Satan dans une âme a ses degrés, aussi bien que celle du Saint-Esprit. Luc (XX, 3) a réuni les phases que distingue Jean (comp. v. 2). Le moment actuel est celui où la volonté de Judas fut définitivement confisquée par la puissance à laquelle il s'était livré. Jusqu’alors il avait agi librement et comme par essai. Dès ce moment il lui eût été impossible de reculer. On a prétendu que ce résultat était dû, d’après Jean, à une action magique du morceau de pan, qu'il y avait là un miracle par lequel Jésus avait « démonisé l'âme du disciple”. » Si Jean avait voulu exprimer une idée pareille, il eût écrit non meta vo bouloy, après le morceau, mais plutôt meta vob, boutou, avec le morceau. Puis on demande : Qui donc a vu Satan entrer en Judas*?? Jean, peutêtre; le combat formidable qui se livra au dedans de lui, en