‹ Commentaire sur l'Évangile de Saint Jean ... . Tome secondChapitre 156 sur 278 · DM 60 Mnn. Syr.: estomac: au lieu de xat etotuaow · texte numérisé non relu

DM 60 Mnn. Syr.: estomac: au lieu de xat etotuaow

venir» (Matth. XXV, 5). «Si Le maître vient à la seconde veille, ou s'il vient à la troisième» (Luc XIL 88); et la parabole du levain. Or, il s'agissait ici, non d’une promesse générale à l'Église, mais d’une consolation personnelle adressée à ses disciples, et l’espérance de son avénement futur ne répondait pas à ce but. D’un autre côté, il n’est pas possible de penser au retour de Jésus dans sa résurrection; car on ne peut rendre compte, dans ce sens, de la relation étroite entre je reviens et je vous prendrai à moi. Grotius, Reuss, Lange, Hengstenberg, rapportent ce mot venir au retour de Jésus à la mort de chaque fidèle; qu’on se rappelle, par exemple, son apparition à la mort d'Étienne. Mais ce sens ne rend pas suffisamment compte de la différence des temps 7e viens et je vous prendrai. Puis, comment le même mot épyoua serait-il employé deux fois dans des sens tout différents dans le même discours (comp. v. 18, où il s'applique, de l’aveu même des interprètes citès, au retour de Jésus par le Saint-Esprit)? Enfin, peut-on citer un seul cas, dans le Nouveau Testament, où la venue de Jésus désigne, directement, la mort du fidèle? Cette interprétation confond les différents plans qui sont strictement distingués par la parole de Jésus. Au premier, Jésus place sa venue en Esprit: 7e reviens; au second, l'effet de ce retour pour chaque disciple: je vous prendrai à moi. Ce futur, dans sa relation au présent je viens, indique une série d'actes particuliers et individuels qui s’accomplissent tous sur le fondement permanent de son retour et de sa présence spirituelle dans son Église : «Je ne vous abandonnerai pas à ce monde qui doit périr, je reviendrai au milieu de vous, afin de vous unir étroitement et indissolublement à ma propre personne (xoôc émavtoy).» Et cette union, contractée pendant la vie des disciples, sera consommée au moment de leur mort. À cela se rattache le résultat de cette union,

DEUXIÈME CYCLE. — CHAP. XIV, 3. 4. 405 l'entrée dans le refuge préparé et l'association à l’état divin de Jésus: «Afin que, là où je suis, vous y soyez aussi.» Comp. XVII, 24. Pierre et tous les disciples ont maintenant lexplication de la promesse XIIL, 86: « Tu me suivras plus tard ;» et leur cœur a de quoi se tranquilliser. — Avec quelle simplicité enfantine et quelle dramatique vivacité ne sont pas exprimées ici ces idées si profondes et si neuves de la gloire céleste du croyant et de son union spirituelle avec Jésus qui en est la condition : «la maison de mon Père,» la préparation du logis, «je vous prendrai à moi»! Ce langage familier et presque enfantin ressemble à une douce musique par laquelle Jésus cherche à calmer chez eux l’angoisse de la séparation.

Cependant Jésus remarque qu'il s'élève encore bien des questions dans leur cœur, et qu’ils sont en proie à bien des doutes; et, pour les pousser à linterroger, il jette à leur ignorance une sorte de défi, en leur disant:

V. 4. (Et vous savez où je vais, et vous en connaissez le chemin'.» — Le chemin, d’après le v. 3, c’est, dans la pensée de Jésus, l’indissoluble solidarité avec lui et, d’après le v. 6, sa propre personne vivant en eux. Ce chemin, les apôtres le connaissaient; car ils connaissaient Jésus; n’était-il pas en réalité ce qu'ils connaissaient le mieux au monde ? Et pourtant, ils ne connaissaient pas à proprement parler le chemin, puisqu'ils ne connaissaient pas encore Jésus comme le chemin. Cest pourquoi Jésus et Thomas peuvent dire avec une égale vérité, l’un: vous savez, lautre: nous ne savons pas. Dans la variante alexandrine, Jésus n’attribue aux disciples que la connaissance du chemin, et non celle du but: &Et là où je vais, vous en savez

1. Au lieu des mots otdate xot tnv odoy otdate, BCGLQ X lisent odate Tv oÙov.

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