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même; en parlant amsi qu'il l’avait fait, il était devenu, comme dit Hengstenberg, alius a se ipso. Les parf. ëyvoxas, Évoaxwç, édpaxs, opposent l’état permanent dans lequel ils ont vécu à l’acte brusque et isolé exprimé par l’aor. Setéov. — Il est impossible de rapporter cette réponse à la simple union morale de Jésus avec Dieu. Un chrétien, même consommé, ne dirait pas: «Celui qui m'a vu, a vu Christ.» Combien moms un Juif, même parfait, eût-il pu dire: «Celui qui m'a vu, a vu le Pére!» Cette expression ne se comprend qu'autant que le Fils continue ici-bas, sous la forme humaine, cette activité révélatrice, qu’il accomplit, sous la forme divine, comme Parole.
V. 10 et 11. « Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même; et le Père, qui demeure en moi, c'est lui qui fait ces œuvres”. 11 Croyez-moi quand je vous dis que je suis dans le Père et que le Père est en moi: et, sinon, croyez” à cause de ces œuvres.» — Jésus rappelle à Philippe les deux signes auxquels il eût pu reconnaître la présence de Dieu en lui. Le premier, ce sont ses enseignements. Les mots: «Croyez-moi,» v. 11, où Jésus oppose son affirmation personnelle à la preuve tirée de ses œuvres, pourraient engager à appliquer cette expression : « Les paroles que je vous dis, » uniquement aux déclarations précédentes, particulièrement à celle du v. 9. Mais au v. 10 ïl est plus naturel d'appliquer ces mots: « Les paroles que je vous dis, » à son enseignement en général, dont le caractère tout divin atteste l’union intime de Jésus avec le Père. Comme l’enseignement de Jésus, surtout