‹ Commentaire sur l'Évangile de Saint Jean ... . Tome secondChapitre 162 sur 278 · Nous retranchons ici pot d'après N D L Italia Vo, Syr · texte numérisé non relu

Nous retranchons ici pot d'après N D L Italia Vo, Syr

dans le quatrième évangile, est essentiellement un témoignage rendu à la divinité de sa personne, ces deux explications se confondent; et Jésus veut dire: «Groyez à mes déclarations sur moi-même, puisque je ne les ai jamais prononcées de mon chef; et, si vous ne le pouvez, et qu'elles vous paraissent suspectes, parce qu’elles ont passé par ma bouche, croyez à ces œuvres, qui sont un témoignage direct du Père en ma faveur. » — «Ne crois-tu pas?» Allusion à la parole de Philippe, qui semblait nier que le Père füt réellement en Jésus. — « Moi dans le Pêre, » par la suppression de toute vie propre et l'abandon complet à la communication divine; «le Pêre en moi, » par la transmission de toutes les richesses de son être à ma personne. Une telle vie humaine à nécessairement pour arrière-plan la vie du Logos. — La proposition négative : Aucune de mes paroles n’est une parole purement humaine, en suppose une positive : Toute parole qui sort de ma bouche est divine, et correspond plus particulièrement au sens des mots : « Moi dans le Père,» qui expriment une idée d’abnégation, de renoncement. En retour la proposition positive : Le Père qui demeure en moi est celui qui fait mes œuvres, en suppose une négative : Je ne les fais point par moi-même, et correspond plus particulièrement à ces mots : «Le Père en moi.» La leçon Aaxd& vaut mieux que Xéyo. Jésus n’est que l'organe. Cest toujours Dieu qui dit; Jésus ne fait qu'énoncer. — Au v. 11, il faut distinguer avec soin le régime mor : « Croyez-moi, » du régime eiç ué, (en moi» (v. 12). — La première voie, v. 11, c’est de croire à la divinité de Jésus sur lé fondement de sa parole, du témoignage qu'il se rend. La seconde, c’est la foi sur le fondement de ses œuvres, par où Jésus entend évidemment ses œuvres surnaturelles, ses miracles. Même pensée X, 37. 38. Les miracles sont une preuve pour celui qui ne croit pas aux

paroles, parce que ce témoignage divin ne passe pas par la bouche de Jésus. Il est tout à fait objectif. Cette parole assigne aux miracles leur vraie place dans l’apologétique. Le rôle de ces faits surnaturels est réel, mais secondaire. Jusqu'ici Jésus a répondu à Philippe : «La vraie théophanie est sous tes yeux.» Le sens des paroles suivantes, v. 19- 21, est celui-c1: «Il y en a bien une autre, plus intime et plus distincte encore; persévérez dans la foi, et elle vous sera bientôt accordée. » Jésus entend par là la révélation intérieure par le Saint-Esprit. I] rattache cette nouvelle idée au v. 11 qui terminait le développement de la précédente : V. 19-14. « En vérité, en vérité, je vous le dis : Celui qui croit en moi, fera, lui aussi, les œuvres que je fais; et il en fera de plus grandes encore, parce que je m'en vais à mon Père’, 13 et que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. 14 Si vous demandez” quelque chose en mon nom,moi je le ferai. » — Le caractère divin de Jésus manifesté dans sa parole et dans ses actes est déjà maintenant pour la foi une suffisante garantie. Cependant ils en recevront une plus excellente encore. Dieu, qui, en Jésus, a été avec eux, par lui vivra en eux; et leurs paroles et leurs œuvres seront marquées du même caractère divin que celles de Jésus. Ici commencent à s’étaler les merveilles du royaume nouveau. ‘Au auñy annonce la révélation d’une vérité inattendue. L'expression : CFera les œuvres que je fuis, » se rapporte aux opérations miraculeuses, et. la suivante : QÎl en fera même de plus grandes, » à la communication de la vie spirituelle, qui est une œuvre de nature supérieure à la guérison du corps. Ce qu'ont fait saint

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