‹ Commentaire sur l'Évangile de Saint Jean ... . Tome secondChapitre 167 sur 278 · N ABL: uevnte au lieu de metynte · texte numérisé non relu

N ABL: uevnte au lieu de metynte

s’accomplit, le second ne peut manquer d'arriver. De cette manière l'action de Christ est mise hardiment sous l'empire de notre liberté, aussi bien que la nôtre propre. — La fin du v. 4 et le v. 5 présentent les motifs les plus immédiats de l’accomplissement de ce devoir : la stérilité du croyant qui le néglige (v. 4 b) et la fécondité de celui qui le remplit (v. 5). Jésus applique au fidèle et à sa relation avec lui ce qu'il a dit de lui-même et de son rapport au Père V, 19. 90. Ici, comme V, 19, éxv un est une apposition explicative de ag éævtob, et non point une restriction de l'idée précédente. — Le thème que Jésus développe 1ci n’est pas celui de l’impuissance morale de l’homme naturel; c’est uniquement celui de linfécondité du croyant laissé à sa force propre; mais il est évident que la seconde de ces vérités repose sur la première.

Les premiers mots du v. 3: «Moi le cep, vous les sarments,» ne sont point, comme on l'a dit, une répétition oiseuse ou un développement tardif de la vérité exprimée au v. À. En contemplant ce cep qu'il a sous les yeux , Jésus arrive à un sentiment plus vif de cette dépendance complète où sont de lui ses disciples et dont 1l vient de décrire lun des effets: «Oui, c’est bien là ce que je suis et ce que vous êtes : moi cep, vous sarments.» Et après l'avoir démontré négativement au v. 4, il en donne au v. 9 la preuve positive. La raison alléguée : «Parce que sans moi vous ne pouvez rien faire,» parait au premier Coup d'œil peu logique ; mais, si Christ est tellement tout que hors de lui nous ne pouvons rien, n’en résulte-t-1l pas que nous pourrons beaucoup en lui ?

V. 6 - 8. «Si quelqu'un ne demeure ‘ pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche; puis on

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