‹ Commentaire sur l'Évangile de Saint Jean ... . Tome secondChapitre 169 sur 278 · N lit yao après vues · texte numérisé non relu

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2: Les Mss. lisent soit o (B Its), soit « (N D L X Italia Vo. Cop.), soit avec T. R. oca (11 Mjj. Mnn. Syr.).

parce qu'un autre pourra seul s'acquitter de cette tâche. On a objecté contre ce oùxéx, plus, le titre «mes amis » que Jésus leur donne longtemps auparavant Luce XI, 4; comme si la tendance à faire d'eux ses amis n'avait pas existé chez lui dès le commencement et n'avait pas dû éclater antérieurement dans bien des occasions particuhères! On a objecté encore que les apôtres continuent à s'appeler eux-mêmes serviteurs de Jésus-Christ ; comme si lorsqu'il plaît au maître de faire du serviteur son ami, celui-c1 n’était pas d'autant plus tenu de se rappeler et de rappeler aux autres sa condition naturelle!

V. 16. «Ge n’est pas vous qui m'avez choisi; mais c’est moi qui vous ai choisis, et qui vous ai établis, afin que vous alliez et que vous portiez du fruit et que votre fruit demeure ; afin que quoi que ‘ vous demandiez au Père en mon nom, il vous le donne.» — Jésus a la conscience de la grandeur de cette preuve d’amour qu'il leur a donnée, en les appelant de son propre mouvement à l’apostolat; toute l'initiative de cette vocation par laquelle il les a associés à la plus haute activité qui soit destinée à l’homme, lui appartient. Par le terme «7e vous ai chonsis,» Jésus fait allusion, comme VI, 70 et XIII, 18, à l'acte solennel raconté Luc VI, 149 et suiv. Le mot éonxx, a élablis, désigne la dotation spirituelle qui a accompagné et suivi cette installation extérieure et par laquelle il les a rendus capables d'exercer un tel ministère. L'expression brdynte fait ressortir l'espèce d'indépendance à laquelle 1l les a élevés: «Je vous ai mis en état de marcher vous-mêmes.» Le fruit désigne, comme dans tout ce chapitre , la communication de la vie spirituelle à l'humanité; ce fruit -là ne périt pas, comme celui du travail terrestre ; à demeure.

1. Au lieu de eva o tt av et de do (ou don), À lit ott av et dwoet.

Le second afin que est parallèle au premier. Voir une construction analogue XIIT, 34 Jésus rappelle, comme XIV, 12. 15, le moyen principal par lequel les apôtres opéreront de telles œuvres, la prière en son nom. Dépendante , comme elle l'est, des mots : «Je vous ai établis ,» cette dernière proposition signifie : «Je vous ai mis dans la glorieuse position d'obtenir vous-mêmes et directement du Père tout ce que vous aurez à lui demander.» (Cest là le privilége qu'ils doivent à son imitiative. Cette position glorieuse est un libre don de sa grâce.

V. 17. «Je vous donne ces instructions afin que vous vous aimiez les uns les autres.» — Le pronom taÿta ne peut se rapporter à ce qui suit: «Je vous commande ceci, que vous vous aimiez.» Le pluriel prouve que ce mot se rapporte à toutes les instructions et recommandations précédentes, depuis XV, 1, et les résume; {va doit donc se traduire : afin que. Cette œuvre est toute amour : amour dans son origine cachée, l'amour du Père; dans sa première manifestation, l'amour de Christ; enfin dans son plein épanouissement, l'amour des fidèles les uns pour les autres. L'amour en est la racine, le tronc et le fruit. C’est là le caractère essentiel du royaume nouveau, dont la puissance et Les conquêtes ne sont dues qu'à la contagion de l'amour; c’est pourquoi Jésus ne laisse pas d'autre loi que celle de lamour à ceux qui, par la foi, sont devenus membres de son COFPS.

Luthardt fait observer que dans les dix-sept premiers versets de ce chapitre il ne se rencontre pas une seule particule de liaison. Ce long asyndéton à une solennité particulière. Cest bien ici le testament de Jésus, et il est prononcé avec une émotion particulière. — Un tel style ne saurait appartenir à un auteur grec; le texte primitif de ce discours est hébreu.

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