XV, 18-XVI
En face de ce corps étroitement lié dont il vient de décrire la vie intime et l’activité extérieure, Jésus voit s'élever une autre société, qui a aussi son principe d'unité, la haine de Christ et de Dieu, et qui déclare la guerre à la première: c’est le monde, l'humanité naturelle constituée en opposition à l'Évangile et représentée ici par le peuple juif. Jésus fait une première peinture de sa haine contre les croyants, v. 18-25. Puis, après avoir indiqué en passant, comme pour rassurer les disciples, le secours qui leur sera accordé, il reproduit, avec des couleurs plus vives encore, le tableau de l'hostilité du monde, v. 26-XIV, 4.
V. 18-21. «Si le monde vous haït, sachez que j'ai été avant vous” l’objet de sa haine. 19 Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui lui appartient; mais parce que vous n'êtes pas du monde, et que je vous ai tirés du monde, c’est pour cela que le monde vous haït. 90 Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite”: le serviteur n’est pas plus grand que son maître; s’ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront aussi; s'ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre. 21 Mais ils vous feront* tout cela à cause de mon nom, parce qu'ils ne connaissent pas celui qui m'a envoyé.» — Jésus ne veut pas seulement annoncer à ses disciples la haine dont ils vont être l’objet de la part du monde; il veut les fortifier contre elle; et 1l le fait en leur en découvrant la cause : c’est luimême que le monde haïra en eux. Rien ne dispose mieux à souffrir que la certitude que c’est Christ en nous qui est haiï et maltraité. — T'iwwoxers est impératif, comme pynwovevete