N D Jtrieriqe omettent vuwv
2. Au lieu de tou Àoyou ou eye etmov, N D lisent toy Àoyov oy (D: tous Aoyous ouc) eu ou.
3. N retranche vutv après romoouotv. B DL Itelia: Syr. lisent ets vpac.
DEUXIÈME CYCLE. — CHAP. XV, 18-22. 911 (v. 20) : «Considérez ce qui s’est passé à mon égard, et vous comprendrez que tout est normal.» — Par leur union avec Christ, les disciples représentent désormais un principe nouveau au milieu du monde. Cette apparition lui paraît étrange, blessante; et il cherche à s’en défaire. — Le verbe eésheéaumy se rapporte ici à la vocation à la foi, non à l’apostolat; et par le mot élection Jésus veut désigner lacte spirituel par lequel il les a soustraits au monde, et nullement la prédestination divine. L'idée de la relation étroite ainsi formée entre Jésus et les disciples se retrouve au y. 20 dans les termes de maître et de serviteur. L’axiome cité ici par Jésus l’est dans le même sens que Matth. X, 24, mais dans un autre sens que Jean XIII, 16. Au ch. XII, c'était un encouragement à l'humilité; ici, c'en est un à la patience. — Il est naturel d'envisager les deux cas posés par Jésus v. 20, comme réels l’un et l’autre. La masse du peuple ne se convertira pas plus à la prédication des apôtres qu’à celle de Jésus. Mais comme Jésus a eu la satisfaction d’arracher des individus isolés à la ruine, cette joie sera aussi accordée aux disciples. Ge sens me paraît préférable à celui de Grotius, qui donne à la seconde proposition un sens ironique, ou à celui de Bengel, qui prend tngetv, garder, dans le sens d’épier malignement, ou enfin à l’interprétation de Lücke, Meyer, de Wette, Hengstenberg, qui ne volent dans ces deux suppositions que des propositions générales entre lesquelles les apôtres ont à discerner celle qui doit se réaliser à leur égard. — ‘AX« (v. 21): « Mais voici votre consolation. » — En terminant, Jésus fait entendre que, sous la haine de son nom, se cache celle de Dieu lui-même. Il ne parle ici que de l'ignorance de Dieu; mais, comme cette ignorance est volontaire, elle implique lPmimitié. C’est cette idée que Jésus développe v. 22-95. V. 22-95. «Si je n'étais pas venu et que je ne leur
eusse pas parlé, ils n'auraient pas de péché; mais maintenant ils n’ont aucune excuse de leur péché. 93 Celui qui me haït, hait aussi mon Père. 24 Si je n’eusse pas fait au milieu d'eux des œuvres telles qu'aucun autre n’en a fait, ils n'auraient pas de péché; mais maintenant, ils ont vu, et néanmoins ils ont haï et moi et mon Père. 25 Mais c’est afin que s'accomplisse la parole qui est écrite dans leur loi: (Ils m'ont haï sans sujet.» — Le péché sans excuse dont parle Jésus au v. 29 ne peut être, d’après le v. 21, que celui de l'ignorance et du rejet de Dieu, qui a commencé dès les premiers temps de l’histoire juive, mais qui s’est consommé dans le rejet de Jésus. Les paroles de Jésus (v. 22) ou, sinon, ses œuvres (v. 24) eussent dû ouvrir leurs yeux; alors tous leurs péchés antérieurs leur eussent été pardonnés. Mais Israël, en foulant aux pieds une apparition comme celle de Jésus, a fait preuve d'un éloignement Imvincible de Dieu et commis le péché irrémissible. On voit que, malgré l’analogie de l’expression, la pensée n’est pas tout à fait la même que IX, 41. — V. 95. Cest en devenant haine pour Jésus, que la méchanceté juive s’est enfin manifestée comme haine de Dieu, et s’est distmguée profondément de la simple ignorance de la vérité. — V. 24. Si l’on n'avait pas une conscience assez développée pour saisir le caractère divin de la parole de Jésus, on avait du moins des yeux pour contempler ses miracles. — Sur les deux xat, voir à VI, 86. — V. 95. AXa: «Mais il n’y a rien là d'étonnant.» Le juste de l’ancienne alliance sétait déjà plaint, par la bouche de David, Ps. XXXV, 19; LXIX, 4, d’être l’objet de la haine gratuite des ennemis de Dieu. Si cette haine était toute à leur charge, malgré ses fautes et
1. Les Mss. se partagent entre texomxey (T. R., byzantins) et emouncev (alexandrins).
sa folie (Ps. LXIX, 5), à combien plus forte raison Jésus, le juste parfait, peut-il s’approprier cette plainte, qui est en même temps sa consolation et celle de ceux qui souffrent pour lui! — Sur l'expression : («Cela est arrivé) afin que, » voir t. I, p. 416-419. — Sur le terme «leur loi,» voir t. Il, p. 213. De Wette voit dans ces mots une ironie : «ls pratiquent fidèlement leur loi.» Ce sens paraît un peu recherché.
V. 26 et 27. «Mais quand sera venu le défenseur que je vous enverrai de la part du Père, l'Esprit de vérité qui procède du Père, c’est lui qui rendra témoignage de moi; 27 et vous aussi, vous rendrez témoignage, parce que vous êtes dès le commencement avec moi.» — Voici la puissance qui les soutiendra dans leur lutte avec le monde. Jésus ne l'indique ici qu'en passant. [l développera cette idée dans le morceau suivant XVI, 5-15. Mais il est pressé d’indiquer à ses disciples l'autorité qu'ils auront à opposer à celle du monde. — En disant : j'enverrai, Jésus pense nécessairement à sa réintégration prochaine dans son état divin; et en disant : de la part du Pére, 1 enseigne sa subordination au Père, même lorsqu'il aura recouvré cet état. — Jésus désigne ici l'Esprit comme Esprit de vérité pour l’opposer au mensonge, à l'ignorance volontaire du monde. L'Esprit dissipera cette obscurité dans laquelle le monde cherche à s’envelopper. — Il est difficile de rapporter les mots : «qui procède du Père,» au même fait que les précédents: «que je vous enverrai de la part du Père.» Car il y aurait tautologie. D'ailleurs le fut. réubo, j'enverra, se rapporte à un fait historique, tandis que le prés. éxrogeusta, procède, paraît se rapporter à une relation permanente, éternelle. Gomme le fait historique de l’incarnation est en rapport avec la génération éternelle du Fils, ainsi l’effusion
du Saint-Esprit dans l'humanité à la Pentecôte est en rela- IL. 39
tion avec l’émanation éternelle de l'Esprit en Dieu. Les faits de la révélation reposent sur les relations trinitaires. Ils en sont comme les reflets. — L'église latine n’a pas eu tort d'affirmer le Fihoque, en partant des mots : (J’enverrai ,» et l’église grecque, de soutenir le per Filium et la subordinmation, en partant des mots : « De la part du Pére.» Pour mettre d'accord ces deux intuitions, 1l faut se placer au point de vue christologique de l’'évangile de Jean, d’après lequel lhomoousie et la subordination sont vraies simultanément. — Le pron. éxeivos, (lui, cet être-là,» résume tous les caractères qui viennent d’être attribués à l’Esprit-Saint et fait ressortir l'autorité d’un tel témoin. Il ne faut point rapporter l'expression «rendra témoignage de moi» aux miracles opérés par le Saint-Esprit comme garantie de la mission de Jésus; il y aurait, dans ce cas, dép auod, en ma faveur, et non pas meet éuod. Ge régime fait de Jésus l'objet même du témoignage de l'Esprit. Mais ce témoignage est-il celui que l'Esprit rendra à Jésus dans le cœur des apôtres ou bien celui qu'il lui rendra par leur bouche? Dans le premier cas la liaison au v. 27 serait celle-ci: «Il me rendra témoignage au dedans de vous, et, après cela, vous-mêmes me rendrez témoignage devant le monde.» Mais si telle était la pensée de Jésus, il n’eût pas ajouté : «Parce que vous êles dès le commencement avec moi.» Il eût dit plutôt : (Parce que vous serez remplis du Saint-Esprit.» D'ailleurs, Jésus parle ici de la lutte avec le monde. Il est donc plus naturel d'appliquer le témoignage du Saint-Esprit (v. 26) à la prédication apostolique. Si c’est là le sens du v. 26, le témoignage des apôtres (v. 27) n’est pas un fait essentiellement différent de celui du v. 26. Seulement, comme les apôtres ne sont pas les instruments passifs de l'Esprit, mais qu'ils conservent leicaractère d’agents libres et personnels, Jésus leur assigne un rôle spécial dans ce témoignage qui
lui sera rendu après la Pentecôte: «Et ce ne sera pas l'Esprit seulement qui témoignera de moi; mais vous aussi, vous joindrez votre témoignage au sien.» Et en effet, les apôtres possédaient un trésor propre, que n’eût pu leur communiquer l'Esprit, la connaissance historique du ministère de Jésus : «Parce que vous éles dès le commencement avec moi.» L'Esprit n’enseigne pas l’histoire; mais il en dévoile le sens. Il y a donc, entre le témoignage de l'Esprit (v. 26) et celui des apôtres (v. 27), une différence analogue à celle qui distingue aujourd’hui une prédication chrétienne pénétrée du souflle de l'Esprit de la narration scripturaire. Pierre distingue exactement de la même manière le témoignage des apôtres de celui du Saint-Esprit Act. V, 32: «Et nous lui sommes témoins de ces choses, aussi bien que le Saint-Esprit que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent. » On comprend, après cela, que, lorsque les apôtres voulurent remplacer Judas, ils choisirent deux hommes qui, . comme eux, avaient accompagné Jésus depuis le baptême de Jean jusqu’à la Résurrection (Act. I, 21. 29).
XVI, 1-4. «Je vous ai dit ces choses, afin que vous ne vous laissiez point scandaliser'. ? Ils vous chasseront de leurs synagogues; même l'heure vient que quiconque vous tuera, croira rendre un culte à Dieu. 5 Et ils vous? feront ces choses parce qu’ils n’ont connu ni le Père ni moi. 4 Mais je vous les ai prédites afin que, quand° le moment sera venu, vous vous souveniez‘ bien que je vous