N lit oxov au lieu de ote
litudes, mais où je vous parlerai’ ouvertement du Père. 926 En ce jour-là, vous n'aurez qu'à demander en mon - nom; et je ne vous dis pas que je prierai le Père pour vous; 27 car le Père lui-même vous aime, parce que vous m'avez aimé et que vous avez cru que je suis issu de Dieu”. » — Le v. 25 reprend et développe l’idée de v. 93 a; les v. 26 et 27, celle de v. 93 b. Jésus s’était servi, dans ce qui précède, d'images. proprement dites, celle du cep, celle de la femme qui enfante; mais, en général, il sentait que tout le vocabulaire dont il s'était servi dans tous ses enseignements ne lui avait jamais fourni que des termes figurés pour les choses de Dieu. Il n'avait, réellement, parlé qu'en paraboles. Ainsi, quand il disait : je reviendrai, je vous reverra, etc., c’est qu'il ne pouvait, pour le moment, s’expliquer plus clairement. Il n'appartient qu’à l'Esprit de parler la langue réellement adéquate à la vérité. IMagénota : en termes propres, qui ne compromettent pas l’idée en l’exposant à une fausse interprétation. — Sur avayyéleu, voir à IV, 25. Sur raçomuta, voir à X, 6.
Il n’y a aucune contradiction entre le v. 26 et XIV, 16. Avant la Pentecôte, Jésus prie pour les disciples, afin de pouvoir leur envoyer l'Esprit; après la Pentecôte et dans la mesure où elle est déjà opérée chez eux, ils prient euxmêmes de sa part, et comme il prie dès ce moment par eux, il n'a plus besoin de prier pour eux. Tant qu'ils demeurent dans cet état d'union avec lui, l’intercession de Jésus (Rom. VITE, 34; Hébr. VIT, 25) ne leur est pas nécessaire. Mais, dès qu'ils pèchent, ils ont besom de lavocat auprès du Pére, Jésus-Christ le juste (1 Jean If, 1, 9). L'expression : «Je ne dis pas que je prierai, » s'adapte ad-
1. Les Mss. se partagent entre avayyeiw et atayyel. 2. Au lieu de @eov, BCD LX 2 Mnn. Syrsc Cop. Sah. lisent tatpos.
mirablement à un tel état. Il ne dit pas qu'il ne priera pas; car il peut se trouver qu'ils aient besoin de son intercession. Mais il ne dit pas non plus qu'il priera; car leur crédit sera tel auprès du Père que, s'ils sont dans l’état normal, ils pourront se passer de cette intervention. La nécessité absolue de lintercession de Jésus prouverait en effet, d’après le v. 27, qu'il y a encore un mur de séparation entre eux et le Père, tandis que leur adoption sera consommée. Grotius et d’autres ont entendu les mots: « Je ne vous dis pas que...,» dans ce sens : « Pour ne pas dire que moi aussi je prierai. » C’est faire dire à Jésus précisément le contraire de sa pen- sée, comme le montre le v. 27.
Sur les mots : « Le Père vous aime, parce que vous m’avez aimé, » comp. XIV, 21. 93. Les paroles précédentes renfermaient une anticipation de la Pentecôte. En disant : « Et que vous avez cru,» Jésus se rapproche de l’état présent des disciples. Car le moment suprême est arrivé. Il désire apposer le sceau à leur foi, autant que cela se peut faire avant l'envoi du Saint-Esprit. Et, pour cela, il en formule le contenu essentiel : « Vous avez cru que je suis issu de Dieu.» Tischendorf lui-même rejette la leçon alexandrine ratoôs au lieu de 620. C’est l’origine et la mission divines, et non la relation filiale de Jésus, qui doit être signalée ic1 comme lobjet principal de la foi des apôtres. Le cas est tout différent au v. 28. La prépos. taçpa, d’auprés de, et le verbe &Ë6)00v, je suis sorti, expriment plus que la simple mission que désigneraient 4xo et éXnhvôax; ils désignent d'une manière générale la sphère divme à laquelle appartient Jésus. Ces mots font ressortir l’héroïsme de la foi des apôtres. Get être de chair et d'os, cet homme chétif, méprisé, ils ont su reconnaître en lui un être descendu du séjour divin.
V. 28. « Je suis sorti d’auprès' du Père, et je suis venu dans le monde; maintenant, je quitte le monde, et je vais auprès du Père. » — Ce que les disciples ne pouvaient comprendre, c’est que Jésus quittât le monde, où il devait selon eux établir son règne. Ils ne se faisaient pas non plus une idée claire du lieu où il se rendait. Jésus part de ce qui est plus clair pour leur expliquer ce qui l’est moins. Ils ont cru et compris que son origine est divine, qu'il n’a pas, derrière son existence terrestre, le néant, mais le sein du Père, que, par conséquent, ce monde n’est pour lui qu'un lieu de passage, qu'il n’y est venu que pour y fare une œuvre. Quoi de plus naturel maintenant que de ce que, cette œuvre achevée, 1l quitte ce monde, dans lequel il ne se trouve qu'occasionnellement, et retourne à Dieu, son vrai lieu d’origme ? L’Ascension s'explique par l’incarnation, et le divin avenir tre sa lumière du passé divin. La symétrie des quatre propositions de ce verset fait luire un Jour inattendu sur l’histoire de Jésus et sur chacune de ces phases : dépouillement, incarnation, mort, ascension. — La leçon alexandrine &x a, comme le remarque Lücke luimême, une saveur dogmatique trop prononcée pour être la vraie. TLaxpd renferme ici, comme v. 27, l’origine et la mission; l’idée de cette première proposition est : le renoncement de Jésus à l’état divin qu’il possédait auprès de Dieu. Jésus dit ici le Pére, au lieu de Dieu (v. 27). I ne s'agit plus, en effet, du contenu de la foi apostolique, comme au v. 27. Toute la douceur de sa relation filiale avec le Père se présente à sa pensée. Le terme raw, de nouveau, que nous avons traduit par maintenant, indique l'intime correspondance entre la venue et le retour : celle-là justifie pleinement celui-ci. Les apôtres comprennent pourquoi il s'en
{. Au lieu de tapa, BCLX ? Mnn. Cop. Or. lisent ex.
DEUXIÈME CYCLE. — CHAP. XVI, 28-30. 090 va : c’est qu'il est venu; et où il s’en va : à Dieu; car c’est de Dieu qu'il est venu.
V. 29 et 30. « Ses disciples’ lui” disent : Voici, maintenant, tu parles ouvertement, et tu ne te sers pas de similitude; 30 maintenant, nous savons que tu sais toutes choses et que tu n'as pas besoin que personne t’interroge ; c'est pour cela que nous croyons que tu es venu de Dieu. » — A l’ouie de cette récapitulation simple et précise de tous les mystères de son existence passée, présente et future, les disciples sont comme enveloppés d’une clarté subite et inattendue; une profession unanime et spontanée sort de leur bouche; les doutes qui les tourmentaient depuis le commencement de ces entretiens sont dissipés; il leur semble qu'en fait de lumière ils n’ont plus rien à désirer, et qu'ils sont déjà arrivés au jour de la parfaite connaissance qu'il vient de leur promettre. Non qu'ils aient la folie de vouloir affirmer, contrairement à la parole de celui dont ils proclament la toute-science en cet instant même, que c’est maintenant le moment promis; mais la lumière est si vive qu'ils n’en peuvent concevoir une plus éclatante. En répondant si directement aux pensées qui s’agitaient au fond de leurs cœurs, Jésus leur a donné la mesure de la vérité de toutes ses paroles et de la certitude de toutes ses promesses. [ls viennent de faire, comme Nathanaël au commencement, l'expérience de sa toute-science, et ils en concluent, comme lui, sa divinité. — Le rapport des mots : « Tu n'as pas besoin que personne l’interroge, » à ceux du v. 19: « Jésus connut qu'ils voulaient l'interroger, » est incontestable; mais il faut le comprendre d’une manière large et digne de cette scène solennelle, comme nous venons de