BCD À 2 Mnn. Itslis retranchent auto
le faire. — Dans la profession des disciples se confondent, comme dans l'expression Fils de Dieu, dans la bouche de Nathanaël (F, 50), les deux idées de mission (dxé) et d’origine (26665) divines.f
V.31-33. «Jésus leur répondit: Maintenant vous croyez. 32 Voici, l'heure vient, et elle est là déjà!, où vous serez dispersés chacun chez soi, et où vous me laisserez seul; mais je ne suis pas seul, parce que le Père est avec moi. 33 Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi; dans le monde, vous aurez” des tribulations; mais ayez bon courage, j'ai vaincu le monde. fe C’est ici pour Jésus un moment d’une suavité ineffable; il à été reconnu et compris par ces onze Galiléens. Cela lui suffit : le Saint-Esprit achèvera de le glorifier dans leur cœur. Maintenant il peut terminer cet entretien et rendre grâces; Car son œuvre terrestre est achevée. Jean seul a compris la grandeur et conservé le souvenir de ce moment. I faut donc bien se garder d’entendre les mots : « Maintenant vous croyez, » interrogativement, comme si Jésus voulait révoquer en doute la réalité de leur foi, ou même de voir dans &o, maintenant, une opposition à ce qui Suit : «Maintenant, vous croyez, il est vrai; mais bientôt, que ferez-vous! » Comment, au ch. XVII, Jésus remercierait-il Dieu avec tant d'effusion pour la foi de ses disciples? Comp. XVIL, 8 : « ls ont connu véritablement (a\ntGs) que je suis venu d'auprès de loi, et ùs ont cru que tu m'as envoyé, » paroles dans lesquelles Jésus fait certamement allusion à notre v: 40. Le mot maintenant est en rapport avec le passé, non avec l'avenir : « Vous voilà donc arrivés au point où Je
1. NABCDLX Cop. omettent vuy devant elmhubev. Au lieu d’eéete que lit, avec D plusieurs Man. Jtrlrique le T. R.'; tous les autres documents lisent eyete.
travaillais depuis si longtemps à vous conduire. Enfin vous croyez!»
Cependant, ce lien à peme formé va être soumis à une rude épreuve (v. 32). Le faisceau va se rompre, au moins extérieurement. Mais celui qui en est le centre demeurera en place, et tous ces membres dispersés se grouperont de nouveau autour de lui. — Nôv peut avoir été retranché par les alexandrins parce qu'il semblait que le moment n’était pas encore là. — L’aor. passif oxcontobñte ne serait pas propre à faire ressortir la culpabilité des disciples; si c'était là le sens de cette parole de Jésus, 1l eût fallu plutôt : «vous fuirez. » C’est un coup qui les frappera et qui les étourdira. Cette parole rappelle la citation de Zacharie dans les Synoptiques : « Je frapperai le berger, et les brebis seront dispersées » (Matth. XXVI, 31). — Eë ta ièua : dans leur domicile respectif.
Le v. 32 rassure les disciples quant à la personne de leur maître; le v. 33 les tranquillise quant à la leur propre. Tout ce que Jésus leur a dit dans cette dernière soirée n’a eu d'autre but que de,leur inspirer une pleine quiétude, par le moyen de la foi en lui (XIV, 1-XV, 17). Sans doute, il n’a pu leur cacher qu’ils auraient une lutte à soutenir avec le monde (XV, 18-XVI, 4). Mais il faut qu'en face des tribulations qui accompagneront cette lutte, leur paix prenne le caractère de l'assurance et devienne bravoure, Sxpsoc. Car Christ a d'avance vaincu l'ennemi qu'ils ont à combattre, : résisté à ses attraits, surmonté ses terreurs. Gette croix qui se dresse et que son obéissance accepte, montre que le monde à trouvé son vainqueur. — Il y a opposition entre les deux régimes en moi et dans le monde; ils désignent lun, la sphère intérieure, celle de la paix; l’autre, la sphère extérieure, celle de l'angoisse. La dernière proposition indique la victoire de la première sur la seconde, victoire qui
n’est encore accomplie que dans celui qui parle, mais qui le sera bientôt chez eux tous. Eyv fait ressortir avec force l'idée de cette personnalité unique, dont la victoire doit devenir celle de tous les autres.