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qu'ils soient un comme’ nous. » —— Au motif tiré de la valeur infinie qu'ont désormais pour Dieu les apôtres, le v. 11 à en ajoute un second, tiré des dangers qu'ils vont courir, par suite du départ de Jésus : ils sont dignes de protection (v. 6-10), et ils en ont maintenant particulièrement besoin (v. 11 a). Jésus n’est plus avec eux, dans le monde, pour les protéger, comme il pouvait le faire, lorsqu'il vivait ici-bas sous sa forme de serviteur; et il n’est pas encoreauprès de Dieu — il part seulement pour se rendre vers lui — de manière à pouvoir les protéger du sein de sa gloire céleste. Jésus sent qu'il y a là un intervalle douloureux, durant lequel son Père doit se charger du soin de veiller sur eux. Ge motif serait absolument mcompréhensible, si le quatrième évangile enseignait réellement, comme le prétend M. Reuss, que le Logos n’est susceptible n1 d’abaissement, ni d'élévation, et qu'il reste toujours égal à lui-même.
Le titre « Père saint » doit être en rapport intime avec la nature de la demande présentée. La samteté, chez l’homme, c'est la consécration de tout son être à la tâche que lui assigne la volonté divine. La sainteté, en Dieu, c’est l’aflirmation libre, réfléchie, calme, immuable, du bien, qui est Dieu lui-même, et de Dieu, qui est le bien. La sainteté de Dieu, en devenant la nôtre, par notre libre soumission, trace une ligne de démarcation profonde entre nous et les hommes qui persistent à vivre sous l'empire de leurs instincts naturels, et que l’Écriture appelle le monde. Le terme « Pére saint » caractérise ici Dieu comme celui qui a tracé cette ligne de démarcation entre les apôtres et le monde. Et la demande : « Garde-les,» tend à maintenir cette séparation. Jésus supplie son Père de garder les disciples dans cette sphère de consécration, qui est en dehors de la vié