N BC Clém.: roteun au lieu de moteuon
prédication, un vaste cercle de croyants, qui sera son corps. La vraie leçon est certainement le prés. riotevéyros. Mais ce présent n'est pas temporel; c’est celui de l'idée; car, jusqu'ici, 1l n’y avait pas encore de croyants gagnés par la parole des apôtres. Jésus parle donc des croyants, absolument parlant. Il les contemple en esprit, ces fidèles de tous les temps et de tous les lieux, et, par sa prière, les place dans la gloire. En français, ce prés. riotevoyrus ne peut se rendre que par le futur. — L'importance capitale que cette prière de Jésus donne à la parole apostolique est remarquable ; Jésus ne reconnaît de foi capable d’unir l’homme à Dieu et de le préparer à la gloire que celle qui est le produit de la prédication de ses apôtres. Le terme Xdyos ne désigne pas seulement, comme pourrait le faire paptvoix, témoignage, la narration des faits; il renferme aussi tout l’enseignement qui s’y rattache, l'explication du sens religieux et moral des faits; c’est le contenu des épitres aussi bien que celui des évangiles.
On pourrait, au v. 21, faire des mots: « Afin que tous soient un,» une proposition à part et envisager les mots suivants : « De même que loi, Père, ...» comme dépendant du second ta, par une inversion semblable à celle de XIIF, 34. Avec cette construction, ce serait l’idée de l’unité des membres de l'Église entre eux qui dominerait. Mais il est plus simple de faire dépendre les mots: « De même que toi ,» du premier afin que. S'il en est ainsi, l’idée dominante du passage n’est pas celle de l’unité des croyants entre eux, mais celle de leur union parfaite avec Christ et par lui avec Dieu. Comp. v. 22 et 93, et X, 14-16. — Le mot év est retranché à tort par quelques alexandrins. Il est appuyé par Syr. et N. Ge Év, c’est le corps des croyants parfaitement constitué en celui qui en est le chef et tel que le décrivent les épîtres aux Éphésiens et aux Colossiens.
Un pareil organisme spirituel, fonctionnant sur la terre, est une apparition si nouvelle qu'à sa vue le monde est amené à la foi en celui de qui il émane. Le second ta reproduit sommairement le sens du premier, par suite de l'interruption : « De même que toi....» Le troisième indique le terme final, but des deux premiers. Le mot croire, n'étant jamais pris dans le Nouveau Testament que dans un sens favorable, ne peut désigner une conviction forcée telle que celle dont il est parlé Phil. IT, 10 et suiv. Jésus sait que, dans ce qu'il appelle le monde, se trouvent encore des éléments capables d’être gagnés à la for. Et ce que la vue d’un phénomène local et passager, comme celui de la primitive église à Jérusalem, a produit chez le peuple juif (Act. XXI, 20: « Tu vois combien 1 y a de myriades de Juifs croyants»), ce même spectacle, agrandi, ne le produira-t-il pas un jour, sur une plus grande échelle, dans le monde entier ? Peut-être, dans l'expression : « Afin que le monde croie,» Jésus pense-t-il plus spécialement à la conversion des Juifs à la fin des temps, lorsqu'ils verront l'Église réalisée dans toute sa beauté chez les païens. Cette supposition est confirmée par les mots : « Que c’est toi qui m'as envoyé,» c'est-à-dire: «que moi, ce Jésus de Nazareth rejeté par eux, je suis réellement le Messie promis. » Rom. XI, 95. 31. — Comp. 1 Jean I, 3; Éph. IV, 43.
V.992-9%. «Et la gloire que tu m'as donnée”, je leur en ai fait don”, afin qu'ils soient un comme nous sommes un°, 23 moi en eux, et toi en moi; afin que leur unité soit rendue parfaite, et que ‘ le monde reconnaisse que
. AD plusieurs Mnn.: sdwxac au lieu de Oedoxac.
. NAKM quelques Mnn. : edwxt au lieu de dedwxa.
. BGDL retranchent eomev, et N ev eouev.
. NBCGDLX Itelia Cop. Or. retranchent tva devant ywooxn. Il. 96
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tu m'as envoyé et que tu les as aimés‘ comme tu m'as aimé. 24 Père, ma volonté est que, ceux que” tu m'as donnés, là où je suis, y soient aussi avec moi, afin qu’ils contemplent ma gloire, que tu m'as donnée”: car tu m'as aimé avant la fondation du monde.» — Dans toute cette prière, Jésus appuie ses demandes sur ce qu'il a déjà fait lui - même en vue du but à atteindre. De là le éyw, moi, placé en tête. — Quelle est cette gloire dont Jésus à fait don aux siens? Même s’il s'agissait ici spécialément des apôtres, on né pourrait admettre l’explication de Chrysostome, qui entend par là l'honneur du ministère apostolique et des dons miraculeux, ni celle de Schmieder, qui applique d’une manière plus générale d0Ëx à tout ce que lé Père faisait et disait ici -bas par le ministère de Jésus et au pouvoir qu'il donnait à ses disciples de continuer cette œuvre. La pensée de Jésus a un vol bien plus élevé, comme le prouve la fin du v. 93 et le v. 24. L’explication de Hengstenberg, qui entend par la gloire l'unité du Père et du Fils, à laquelle Jésus veut associer les fidèles, ne distingue pas les deux idées d'unité et de gloire , autant que l'exige le « afin que » suivant. Meyer entend par la gloire que Jésus a donnée aux siens , celle du règne à venir: s'ils ne la possèdent pas encore de fait, elle n’en est pas moins, en Jésus, leur propriété assurée. Cette explication est vraie, mais incomplète. D’après ses propres paroles ce qu'il entend par sa gloire, c’est l'amour éternel que son Père a pour lui (v. 23 b et 24 b). Cette gloire, Jésus Ja donnée aux siens, en amenant les choses à ce point que Dieu peut reporter sur eux tout l'amour qu'il a pour Jésus lui - même (v. 26; XV, 9. 10). Cest en vue de réaliser
1. D 7 Mnn. Itelia: Cop.: nyarnoc au lieu d'nyarnnou. 2. Au lieu de ouc, N BD Vega Cop.: 0.