‹ Commentaire sur l'Évangile de Saint Jean ... . Tome secondChapitre 196 sur 278 · N:exonveyxe au lieu d’etonyayey · texte numérisé non relu

N:exonveyxe au lieu d’etonyayey

5. N BCL X quelques Mnn. Itrkriqme Vo, Syr. Cop. lisent xat devant o Iletoos. |

— Tandis que les Synoptiques racontent tout d’une fois les trois reniements de saint Pierre, qui ne formaient probablement, dans la tradition orale, qu'un seul drouvmuoveuux, Jean les sépare et les distribue dans le cours de sa narration, passant alternativement de Jésus à Pierre et de Pierre à Jésus. Ge récit plus articulé rend au fait sa réalité historique. Le désir de rétablir la simultanéité des faits que la tradition avait juxtaposés en les racontant par masses distinctes, est probablement la cause pour laquelle Jean a reproduit le récit du reniement de saint Pierre, déjà connu par ses devanciers. Rien ne saurait mieux révéler le témoin oculaire que la distribution des faits dans le récit suivant. — L'art, 6 devant &hhos paënris (v. 15) doit être retranché. L'article n’est justifié par rien dans la narration précédente. Gette désignation anonyme fait naturellement supposer que ce disciple n’est autre que Jean lui-même. Comp. I, A ; XX, 2. Ce n’était pas le moment d'employer ici l’expression « le disciple que Jésus aimait.» — Grâce à ses relations avec la maison du souverain sacrificateur , Jean avait pénétré avec le cortége dans la cour du palais sacerdotal :; bientôt il revint en arrière pour tâcher de frayer les voies à Pierre , qui lui avait sans doute demandé ce service. — Les Hébreux avaient assez communément des portières (Josèphe, Antiq. VIT, 2, 1; Act. XIE, 15 ; 2 Sam. IV, 6 dans les LXX). — Le xat, aussi, dans la question de cette femme, montre qu’elle connaissaitJean comme un disciple de Jésus; et le soupçon qu’elle exprime à l’égard de Pierre vient précisément de la relation étroite qu’elle remarque entre Jean et lui. — La réponse de Pierre s'explique non-seulement par la crainte de se trouver compromis dans le procès de Jésus, mais surtout par le souvenir de l'acte crimmel qu'il avait commis dans le jardin de Gethsémané. Cest en ce moment que se vérifie l'avertissement de Jésus : € L'esprit

est prompt; mars la chair est faible. » — Aoÿlo (v. 18): les valets attachés privément aux maisons sacerdotales. Yrnoétat : les huissiers officiels. — Les derniers mots du v. 18 sont une pierre d'attente placée là en vue du récit des deux autres reniements. Comp. v. 25, où le récit reprend dans les mêmes termes.

V.19-21. « Le souverain sacrificateur interrogea donc Jésus sur ses disciples et sur sa doctrine. 20 Jésus lui répondit : J'ai parlé! ouvertement au monde; j'ai toujours enseigné en pleine synagogue” et dans le Temple, où tous * les Juifs s’assemblent, et je n’ai rien dit en cachette. 21 Pourquoi m'interroges-tu ‘ ? Demande ‘ à ceux qui m'ont entendu ce que je leur ai dit; voici, ceux-là savent ce que j'ai dit.» — La caractéristique de Caïphe v.13 et 14ne permet guère d'appliquer le terme de souverain sacrificateur (v.19) à un autre personnage que lui. Lors même que cette audience préparatoire, qui remplaçait l'instruction du procès, avait lieu chez Anne, c'était Caïphe qui dirigeait linterrogatoire. Le v.24 ne s’oppose pas à cette interprétation. Il ne s’agit là que du changement de localité. — La question posée à Jésus avait pour but de lui arracher quelque réponse propre à motiver sa condamnation. Car on était embarrassé sur la marche à suivre dans cette affaire, comme le prouve le recours aux faux témoins. — Ce qu’on demande à Jésus, ce n’est pas le nom de ses disciples, comme s’il s'agissait d’une liste de complices; ce sont des renseigne-

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