NBLX Y : tÔov au lieu de tôc
4. T. R. omet avec N BL quelques Mnn. Vgrierime gutoy, après oTaupucov, que lisent 13 Mjj. les Mnn. et les Vss.
le prétoire; lorsqu'elle est terminée, Pilate sort le premier, suivi de Jésus. Cé spectacle devait infailliblement, dans la pensée de Pilate, faire éclater enfin la compassion du peuple et lui fournir ainsi le point d'appui dont il avait besoin contre la haine sacerdotale. Dans l'expression : «Voici l'homme,» l'admiration se mêle certainement à la pitié; et l'on ne peut méconnaître ici l'impression profonde que l'accusé avait faite sur son juge (comp. v. 8). Mais une fois encore le calcul de Pilate est déjoué; et il se retrouve en face de la volonté arrêtée des chefs de pousser les choses jusqu'au bout, sans se contenter d’un demi-supplice. Les concessions n’ont fait que les enhardir. Plein à la fois d’indignation et de dépit, Pilate leur dit alors: «Prenez-le, vous, et le crucifiez!» ce qui ne peut signifier, dans ce contexte, que: «Faites, si vous le voulez, à vos risques et périls; pour moi, je ne participerai pas à un pareil actel» Ce mouvement était noble; il n’en devait pas moins rester impuissant. Pilate avait déjà déserté trois fois le terrain du droit strict, sur lequel seul il eût pu tenir tête à la pression violente qui s’exerçait sur Jui.
Les Juifs, comprenant bien qu'il ne faut pas prendre au sérieux une permission ainsi donnée et résolus à obtenir de lui ce qu'ils réclament, ont recours à une nouvelle manœuvre :
V. 7-9. «Les Juifs lui‘ répondirent : Nous avons une loi; et d'après notre* loi, il doit mourir; car il s’est fait lui-même Fils de Dieu. 8 Lorsque Pilate eut entendu cette parole, sa frayeur augmenta. 9 Et il rentra” dans le prétoire et dit à Jésus: D'où es-tu? Mais Jésus ne lui donna point de réponse. » — Les Romains laissaient,