‹ Commentaire sur l'Évangile de Saint Jean ... . Tome secondChapitre 208 sur 278 · Au lieu d’autou, BX: auto, NL: eautw · texte numérisé non relu

Au lieu d’autou, BX: auto, NL: eautw

Il. 39

vlwvy), mais de la forme arrondie et de l’aspect nu de la colline. Golgotha : de n°33, en araméen NP ?373, crâne,

sara

de 723, rouler. — bee fait observer que le mot

EBoaïoté se trouve quatre fois dans notre évangile , deux fois dans l’Apocalypse , nulle part ailleurs dans le Nouveau Testament.

La croix avait la forme d’un T. Elle était peu élevée (voir v. 29). Le condamné était amené à la hauteur convenable au moyen de cordes (in crucem tollere); puis on lui clouait les mains. Pour qu’elles ne fussent pas déchirées, le corps reposait sur un billot de bois fixé au füt de la croix et sur lequel le condamné était comme à cheval. On a longuement discuté, dans les temps modernes, la question de savoir si les pieds aussi étaient cloués. Les passages des anciens réunis par Meyer (voir l'explication de Matth. XXVII, 35) prouvent que, dans la règle, les pieds étaient cloués. Et Luc XXIV, 59 doit faire admettre qu'il en fut ainsi de Jésus. On vivait ordinairement sur la croix une douzaine d'heures, quelquefois jusqu’au troisième jour.

Ce supplice réunissait au plus haut degré les douleurs et l'infamie de tous les autres supplices. Crudelissimum teterrimumque supplicium , dit Cicéron (in Verrem). L'mflammation croissante des plaies, la position contre nature, limmobilité forcée et la rigidité des membres qui en résultait, les congestions locales, surtout à la tête, l'angoisse inexprimable résultant du trouble de la circulation, une fièvre et une soif ardentes torturaient le condamné sans le tuer. — Il est difficile de savoir si c’étaient les Juifs qui avaient demandé l'exécution des deux autres condamnés, afin de rendre plus complet l’opprobre de Jésus, ou si c'était Pilate qui l'avait ordonnée spontanément, afin de figurer le peuple juif crucifié à droite et à gauche de son

TROISIÈME SECTION. — CHAP. XIX, 17-22. 611 roi. — D’après Hengstenberg, l'expression éyredôev al évzedbey ne se retrouve, dans tout le Nouveau Testament, que Apoc. XXIT, 2.

V. 19 - 92. «Pilate fit aussi faire une inscription et la fait mettre’ au haut de la croix; il y était écrit : Jésus de Nazareth, le roi des Juifs. 20 Beaucoup de Juifs lurent cette inscription, parce que le lieu où Jésus fut crucifié était près de la ville; et elle était écrite en hébreu, en grec et en latin”. 21 Les grands sacrificateurs des Juifs disaient donc à Pilate : N’écris pas: Le roi des Juifs°, mais qu'il a dit : Je suis roi des Juifs. 99 Pilate répondit : Ce que j'ai écrit, je l’ai écrit.» — Jean complète ici le récit très-abrégé des Synoptiques. D'après la coutume romaine le cruciarius portait, en se rendant au supplice, un écriteau (fitulus, tiT\os , énryoapn, aitia) qui renfermait l'indication de son crime et qui était ensuite fixé à la croix. Pilate profita de cet usage pour stigmatiser les Juifs en proclamant ce malfaiteur leur roi. — Saint Luc fait aussi mention des trois langues dans lesquelles était rédigée cette inscription. L’hébreu était la langue nationale, le grec la langue la plus généralement comprise, et Le latin celle du souverain. Jésus, au degré le plus profond de son abaissement, se trouva ainsi proclamé roi dans la langue des trois plus grands peuples du monde. — L’expression «les grands sacrificateurs des Juifs » (v. 21) est remarquable. Elle ne se retrouve nulle part. Hengstenberg ne parait pas se tromper en l’expliquant par un contraste intentionné avec celle de roi des Juifs. Cétait bien entre ces deux puissances théocratiques qu'était la lutte. — L’im-

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