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lorsqu'il entendit la demande de Joseph, n’a donc rien de contradictoire avec l’ordre primitivement donné par lui à la demande des Juifs. — D’après le droit romain le cadavre du supplicié devait être délivré à qui le réclamait. — Arimathée est, soit la ville de Rama, située à deux lieues environ au nord de Jérusalem, soit une autre Rama, aujourd'hui Ramleh , située à une dizame de lieues au nord-ouest de Jérusalem, près de Lydde. En tous cas, Joseph était maintenant établi à Jérusalem, puisqu'il y possédait un caveau mortualre.
En mentionnant Nicodème, Jean fait ressortir le contraste entre le courage de sa profession actuelle et la circonspection de sa conduite précédente. Get homme reconnaissait, sans doute, en ce moment, dans ce Jésus crucifié le Messie figuré par le serpent d’airam au désert (I, 14). Il est remarquable que ces membres de l'aristocratie juive, Joseph, Nicodème, soient amenés à confesser leur foi en Jésus au moment même de sa plus profonde humiliation. — To roûroy désigne ici, comme X ,40, le commencement du ministère de Jésus. — Si Nicodème n'avait été, au ch. HT, comme semble le prétendre M. Reuss, qu'un type fictif, comment reparaîtrait-1l1ci comme un personnage historique, et pourquoi Jean rappellerait-1il expressément la scène du Ch. II? — La myrrhe est une gomme odoriférante; l’aloës, un bois de senteur. Après les avoir triturés, on en faisait un mélange que l’on étendait sur le linceul dans lequel on enveloppait le cadavre. Probablement on coupait ce drap par bandes pour envelopper les membres à part. — Les cent livres rappellent la profusion avec laquelle Marie avait répandu le nard sur les pieds de Jésus ch. XIT; c’est ici un hommage vraiment royal. Les Synoptiques nous apprennent que les saintes femmes avaient l’mtention de compléter, après le sabbat, cet embaumement provisoire.
V. 41 et 49. «Or il y avait dans le lieu où il fut crucifié un jardin, et dans ce jardin un sépulcre neuf où personne n'avait encore été mis'. 42 C'est là qu'ils déposèrent * Jésus, à cause de la préparation des Juifs : car le sépulcre était proche. » -— D'après les Synoptiques le sépulcre appartenait à Joseph; et ce fut là la raison de l'emploi qui en fut fait. D’après Jean, on choisit ce sépulcre à cause de sa proximité, parce que le sabbat allait commencer. Ces deux raisons, bien loin de se contredire, se complètent. À quoi eût servi la proximité du sépulcre, sal n’eût pas appartenu à l’un des amis du Seigneur? Et n’étaitce pas la circonstance que Joseph possédait un sépulcre si rapproché de l'endroit du crucifiement, qui avait engagé à demander le corps de Jésus? — Jean et Luc (XXII, 53) font remarquer que le sépulcre était neuf. Comp. Luc XIX, 90 : « Vous trouverez un dnon allaché que personne n’a jamais monté.» Ce sont là des faits providentiels qui appartiennent à la gloire royale de Jésus. Lorsqu'on reçoit un roi, on ne consacre à son usage que des objets qui n’ont pas encore été employés. — L'expression la préparation des Juifs pourrait-elle signifier, comme le prétendent ceux qui veulent mettre Jean d'accord avec les Synoptiques, Le vendredi des Juifs? Ge sens est peu naturel; 1l est plus simple de rapporter cette expression à l’emploi sacré de ce jour et particulièrement de cette après-midi où les Juifs étaient déjà occupés à préparer le repas pascal par Pimmolation de l'agneau et par les autres rits de la fête.