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maüs étaient déjà partis de Jérusalem; voilà pourquoi ils pouvaient dire que les femmes avaient trouvé le tombeau vide et vu des anges, mais qu’elles ne l'avaient pas vu luimême. C’est tout à fait en vain que Hengstenberg cherche, malgré cette parole, à maintenir une apparition aux femmes autre que celle que va raconter saint Jean.
V.11-15. «Mais Marie se tenait près du sépulcre!, pleurant à l'entrée; 19 et, tout en pleurant, elle se baissa pour regarder dans le sépulcre; et elle voit deux anges”, vêtus de blanc, qui s’asseyaient, l’un à la tête, l'autre aux pieds, dans le lieu où avait été couché le corps de Jésus; 13 et ils lui disent: Femme, pourquoi pleures-tu? Elle leur dit: Parce qu'on a pris mon Seigneur, et je ne sais où on l’a mis.» — Tandis que Pierre et Jean s’éloignent, l’un s’étonnant, l’autre croyant, Marie reste et pleure. Jésus, appropriant sa conduite aux besoins des siens, se révèle à cette âme profonde et aimante. Rien n'empêche de prendre le partic. prés. xabe£ou£vous dans son sens grammatical; Marie contemple ces deux anges au moment même de leur apparition. Ce fait ne contredit nullement l'apparition antérieure d'un ange aux femmes qui avaient déjà visité le tombeau. Les anges ne sont pas semblables à des statues de pierre. — Marie répond à la question des envoyés célestes aussi simplement que si elle eût conversé avec des êtres humains, tant elle est préoccupée d’une seule idée: retrouver le corps de son Maître. Qui eût inventé un pareil trait?
V.14-16. «Après avoir ainsi parlé, elle se retourna; et elle voit Jésus qui se tenait là, mais sans savoir que c'était Jésus. 15 Jésus lui dit: Femme, pourquoi pleures-tu? Qui cherches-tu? Elle, croyant que c'était le jardinier, lui
{. Au lieu de xpos to uynmetov, A BD*,*E GHLMA A 60 Mnn. lisent Ko; To pynnetw, Nev To pynmetw (en retranchant eËw avec À Itrkrime Syr.). 2. NX omet Ouo devant «yyekouc.
CHAP. XX, 11-16. 645 dit : Seigneur, si c'est toi qui l’as emporté’, dis-moi où tu l'as mis, et je l’irai prendre. 16 Jésus lui dit: Marie! Elle, s'étant retournée, lui” dit : Rabbouni (ce qui signifie : Maitre).» — Marie, après s'être un moment penchée sur le sépulcre, se relève et se retourne, comme pour chercher celui qu’elle demande. Le passage de la vie ancienne à la vie nouvelle, sans détruire l'identité du corps de Jésus, avait cependant opéré un changement dans toute sa personne: 1l apparaissait év étéoa moopn, dit Marc (XVI, 12). Les siens, qui le revoyaient, éprouvalent quelque chose de semblable à ce qui se passe en nous quand nous rencontrons un ami après une longue séparation; il nous faut un temps plus ou moins long pour le reconnaître; et souvent dans ce cas-là, il suffit de la manifestation la plus simple pour faire tomber le bandeau de nos yeux. — On à demandé quels vêtements portait Jésus et on a supposé qu’il avait emprunté les habits du jardinier. Cette question et cette réponse sont-elles en rapport avec les conditions de l’existence nouvelle de Jésus glorifié? — Ce qu'il y a de plus personnel dans les manifestations humaines, c’est le son de la voix; c’est par ce moyen que Jésus se fait connaître. Dans le nom de Marie tel qu'il le prononce en ce moment, il exprime tout ce qu’elle est pour lui, tout ce qu'il est pour elle. — Il ressort du mot otoapetou, s’élant retournée, qu’elle avait de nouveau fixé ses regards sur le tombeau. Et maintenant, au son de cette voix connue, tressaillant jusqu’au fond de l’âme, elle met à son tour tout son être dans ce cri: «Mon Maütre!» et se jette à ses pieds en cherchant à les embrasser, comme le montre le v. 17. — Rabbouni, qui ne se trouve qu'ici et Marc X, 51, est une forme du mot Rabban. Le est soit le