N: et ov et o Baotaocac
2. NBDLO X A 7 Mnn. Itpleriqe Voplerique Svr, Cop. lisent eBparott après UT.
* paragogique, soit le suffixe mon. Dans ce second cas, il aurait peu à peu perdu Sa signification, ce qui explique pourquoi l’évangéliste ne le traduit pas.
V. 17 et 18. «Jésus lui dit : Ne me touche pas; car je ne suis pas encore élevè auprès de mon Père‘!; mais va vers mes frères’ et dis-leur : Je monte” vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. 18 Marie- Madeleine arrive auprès des disciples et leur annonce* qu'elle a vu le Seigneur et qu’il lui a dit ces paroles. » — Si l'on se met au point de vue où nous ont placés les ch. XIV - XVI, la parole du v. 17 ne présente point les grandes difficultés qu'on y a trouvées. Jésus avait dit: « Vous me verrez, parce que je men vais à mon Pêre» (XNI, 16), ce qui signifiait que ce ne serait qu'après Son ascension et du sein de sa gloire divine qu'il renouerait le lien que sa mort allait briser. Ses apparitions comme Ressuscité n’avaient donc pas pour but de rétablir cette communion nouvelle entre eux et lui, mais de la préparer, de la rendre possible en fondant la foi dans le cœur des siens. C’est cette pensée qui explique les mots: «Ne me touche pas.» “Axtecbar désigne un toucher destiné, non à retenir l’objet, (xoateiv), mais à en jouir : s’attacher d. «Ge n’est pas encore le moment de t’attacher à moi, comme si Je vous étais déjà rendu.» Le régime nov est placé avant le verbe, avec un certain accent. «A moi, dans mon état actuel, tel que je suis là devant toi, dans mon individualité humaine. » Dans ce sens le motif allégué par Jésus se comprend facilement: «Car je ne suis point encore parvenu à l’état dans lequel je pourrai contracter avec les miens la relation supérieure que je vous ai promise. » Jésus n’emploie pas l’aor:
1. NBDItsis retranchent mov après tatepu, et:X D mou après a0eapous. 2. N ajoute t0ov devant avafatve.
3, NABIX : «yyeklouoa pour atayyehkouou.
CHAP. XX, 16-18. 647 avéfmy, qui signifierait : «Je n'ai pas encore fait l'acte dé monter,» mais le parfait, dont le sens est: «Je ne suis pas encore dans l’état d’un être qui est monté; je n’ai pas encore la position suprême qui est la condition de notre revoir mutuel dans le sens où je vous l'ai promis.» — L'idée suivante : « Mais va...., » est opposée à celle de toucher, de s'arrêter à jouir, comme si déjà elle possédait réellement. Et le message dont Jésus charge Marie signifie dans ce contexte : (Si Je ne suis pas encore entré dans l’état de gloire dans lequel je vous reverrai et vous me posséderez de nouveau, J'y monte; bientôt jy serai arrivé et aussitôt après Je vous y associeral.» Le terme de tendresse mes frères vient précisément de ce qu'il ne peut encore se livrer, comme il le voudrait, à leur attachement pour lui; il veut au moins les assurer de l’indissoluble solidarité qui continue à l’unir à eux dans l’état nouveau où il vient d'entrer et dont il ne tardera pas à leur donner la preuve, en les mettant auprès de Dieu exactement dans la même position que lui-même. Calvin et Hengstenberg font remarquer le rapport de cette parole à celle de Ps. XXIT, 23, où le Messie arraché à sa souffrance s’écrie : «J’annoncerai ton nom à mes frères.» — Le mot je monle n'est point un adieu, mais une promesse de réunion, un : au revoir, dans peu! Lorsque, avant sa mort, Jésus disait : «Je vais à mon Père ,» ce mot renfermait deux choses : la descente dans les abîmes de la mort, et l'élévation à l'état divin. Aujourd'hui le premier de ces deux actes est accompli et le mot je monte ne renferme plus que le second. L'expression : « Mon Père et votre Père, mon Dieu el votre Dieu,» est la description de la communion rétablie sous la forme d’une vie nouvelle en Dieu dont il leur ouvrira l’accès. Il va leur préparer le lieu, fare du cœur de son Père et de son Dieu le cœur de leur Père et de leur Dieu. Col.
IT, 4 et suiv. : « Si vous éles ressuscités avec Christ, cherchez les choses qui sont En - Haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Car vous éles morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu.» Jésus ne dit pas: notre Père, notre Dieu, parce que Dieu n’est pas leur Père, leur Dieu, dans le sens dans lequel il est le sien. Le mot Père caractérise la nouvelle relation au point de vue de l'intimité filiale; le mot Dieu, au point de vue de la dépendance complète. Ces deux traits, qui avaient signalé la relation de Jésus avec son Père, marqueront aussi désormais la vie des siens. Comp. Rom. I, 8: «Je rends grâces à mon Dieu.» Gal. IV, 6: « Parce que vous éles fils, Dieu a envoyé dans vos cœurs l'Esprit de son Fils qui dit: Abbu, Père! »
L’explication que nous venons de donner est à peu près celle de Calvin‘ et se rapproche beaucoup de celle de de Wette, Gerlach, Luthardt. Les principales explications divergentes sont : 1° celle de Bèze, Bengel, Hofmann : «Ne l’arréle pas à me toucher, mais va promplement annoncer...» Mais les mots suivants: «Je ne suis pas encore monté,» ne présentent absolument aucun sens; 2° celle de Meyer (£"° éd.), Lücke, etc.: «Ne m’adore pas; car je ne suis pas rentré encore dans ma gloire divine (&nxeotai dans le sens classique de ärtrectar modüv, yovdtwv).» Mais huit jours après Jésus accepte l’adoration de Thomas; 3° celle de Néander: «Ne me retiens pas ainsi; je ne suis pas prêt à
1. «Il montre la fin de sa résurrection, non point telle que ces femmes la forgeaient selon leur fantaisie, à savoir qu’étant retourné en vie, il triomphât ici-bas au monde, mais plutôt qu'en montant au ciel et en la gloire divine, il prit possession du royaume qui lui était promis …. Ainsi le sens de ces paroles est que la condition de sa résurrection ne sera point pleine ni parfaite du tout, jusqu'à ce qu'il soit assis à la droite de son Père, et par ainsi que ces femmes font mal en ce que, se contentant seulement de la moitié de sa résurrection, elles désirent l'avoir présent au monde.»
l’échapper.» Il faudrait xpdtet plutôt que arrov, et le motif: «Je ne suis pas encore monté, » ne présente pas un sens clair ; 4 celle de Paulus, Schleiermacher, Olshausen : (Mon corps est encore souffrant de ses plaies,» ou «est encore en état de transformation; ne le touche pas.» Mais, le soir même, Jésus invite ses disciples à le toucher (Luc XXIV, 39); 9° celle de Meyer (3° éd.) : «Ne me touche pas ainsi pour t'assurer que je suis corporellement présent; Je ne suis point encore rentré dans l’état d'esprit pur.» Mais Jésus glorifié, d’après toute l'intuition biblique, n’est point un pur esprit : « Toute la plénitude de la divinité habile en lui GORPORELLEMENT » (Col. IT, 9); 6° celle de Baur : «Ne me retiens pas; Car je suis en voie de monter vers mon Père.» Baur suppose que, d’après notre évangile, l’Ascension a lieu en ce jour même, tellement que l'apparition suivante v. 19-93 serait postérieure à cet événement. Mais, dans ce sens, il eût fallu laor. avéfBnv, et non le parfait; et, mieux encore, Jésus, après avoir dit: « Ne me touche pas,» aurait dû continuer immédiatement en disant: « Car je monte, en ce moment même, vers mon Pêre, etc.»
Cette parole, telle que nous l’avons comprise, respire une Joie triomphante, comme devait réellement l’éprouver Jésus, victorieux de la mort et sortant du tombeau. Sa résurrection se présente à lui comme le premier degré d’une ascension avec laquelle commencera pour lui l’état nouveau dans lequel il pourra réaliser les choses glorieuses auxquelles 1l aspire pour ses frères et dont il leur ouvre la perspective. Cette parole explique aussi parfaitement le caractère subit des apparitions et des disparitions de Jésus ressuscité.
Le prés. elle arrive (v. 18) exprime, dans toute sa vivacité, la surprise produite chez tous les disciples par l’arrivée et par le message de Marie. — Pour l'identité de cette
apparition avec celle que raconte Matthieu , comp. les mots: « Ne me louche point,» avec ceux-ci: «Elles lui embrassérent les pieds,» et ces autres: « Va, et dis à mes frères ,» avec ceux-ci: € Allez, et dites à mes frères.»
La première apparition aux disciples : v. 19-93.
Le Seigneur avance par degrés dans sa révélation. L’apparition à Marie-Madeleine prépare, par le message qu’il lui confie pour Les disciples, son apparition au milieu d’eux. Cest dans l'intervalle entre ces deux manifestations qu'il faut placer l'apparition aux deux disciples d'Emmaüs et celle qui fut accordée à saint Pierre (Luc XXIV, 13-32. 34; Marc XVI, 12. 15). L'apparition dont nous allons étudier le récit doit être identique à celles que racontent Luc (XXIV, 36 et suiv.) et Marc (XVI, 14), qui ont eu lieu le soir de la Résurrection, comme celle dont parle Jean.
V. 19 et 20. «Le soir donc étant venu, en ce même premier jour de la semaine, les portes du lieu où étaient’ les disciples étant fermées, à cause de la crainte qu'ils avaient des Juifs, Jésus vint et se présenta au milieu d'eux et leur dit : La paix soit avec vous. 20 Et, après avoir dit cela, il leur montra ses mains et son côté”. Les disciples se réjouirent donc en voyant le Seigneur. » — L'expression : «Les portes étant fermées ,» ne peut être destinée qu’à signaler le mode miraculeux de l'entrée de Jésus. Strauss va même jusqu'à déclarer, contre Schleiermacher, qu'il faut un vrai endur-
1. T. R. ajoute ouvnymevot contre l'autorité de N A BDIA 6 Mon. It*ix Syr.
2. NABDI placent œutot après thevpay et retranchent «utou. A B lisent XOL TOUS YELOUS,
cissement contre le sens réel du texte évangélique pour soutenir le contraire (Das Leben Jesu, p. 608). Calvin suppose que les portes s'ouvrirent miraculeusement (comp. Act. XII, 10). Mais le sens naturel de l'expression est que les portes étaient et restèrent fermées, et que Jésus est, non pas entré, mais apparu. À la vérité, le corps de Jésus était encore celui qui lui avait servi d'organe pendant sa vie (v. 20); mais, comme 1l était déjà avant sa mort sous la puissance de l'Esprit (VI, 16-21), il est maintenant plus rapproché encore de la nature du corps spirituel ou glorifié (1 Cor. XV, 44), dont le caractère est d’être soumis à la libre disposition de l'Esprit. De là l'expression £otn qui se retrouve aussi dans le récit de Luc : il parut subitément, sans que personne l’eût vu entrer; de là l'effroi qu'éprouvent les disciples et leur supposition que c’est un esprit (Luc XXIV, 57). — La salutation de Jésus est la même chez Luc et chez Jean : «La paix soit avec vous.» Cest la formule juive ordinaire, mais servant à exprimer une pensée toute nouvelle. Jésus imvite ses disciples à ouvrir leur cœur à la paix qu'il vient de leur procurer par son œuvre rédemptrice et qu'il leur apporte en ressuscitant. Les émotions douloureuses par lesquelles ils ont passé, l’espèce d’effroi qu'ils éprouvent encore en ce moment même, tout ce trouble ancien et présent doit faire place à la sécurité la plus complète, dans la certitude que Dieu est avec eux. Éph. Il, 17: « Étant venu, il a annoncé la paix. » — Les mots : (Ayant dit cela » (v. 20), font sentir la relation entre ce vœu et l’acte suivant. Les convaincre de la réalité corporelle de son apparition, c’est faire éclater à leurs yeux le plus grand des miracles, la preuve manifeste de la bienveillance divine envers leur Maître et envers eux. — Aussi, dès qu'ils ont constaté l'identité de sa personne, leur frayeur se transforme-t-elle non-seulement en paix, mais en joie.
V.91-25. «Jésus ‘ leur dit donc de nouveau: La paix soit avec vous. Gomme le Père m'a envoyé, je vous envoie” aussi. 22 Et, ayant dit cela, il souffla sur eux et leur dit : Recevez [le] Saint-Esprit. 23 À quiconque* vous aurez remis ses péchés, ils seront remis ‘; à quiconque vous les retiendrez*, ils demeurent retenus.» — Ce n’est pas seulement en vue de leur passé et comme croyants que Jésus veut leur communiquer la paix; c’est aussi en vue de leur avenir et de leur vocation apostolique qu'il la leur assure. De là la répétition du vœu: «La paix soil avec vous.» [ls doivent marcher au-devant de leur ministère avec la certitude de la victoire et l’assurance d’une force invincible dont la résurrection de leur Maître est pour eux le gage. Sur ce fondement, Jésus leur confère la charge (v. 21 b), leur communique le don, dans la mesure où il peut le faire dans sa position actuelle (v. 22), et révèle la grandeur de l’œuvre qu'ils auront à accomplir (v:293).
I n’y à proprement qu'une mission du ciel à la terre, celle de Jésus. La leur est renfermée dans la sienne et ne fait que la réaliser. C’est bien la parole de saint Paul : dép Xptotod rocoBevomey (2 Cor. V, 20). De là vient que Jésus, en parlant de lui-même, emploie le terme le plus solennel dméotahxe : c’est une ambassade ; tandis qu'en passant à eux, il se sert du terme plus simple réuro : c'est un envol.
Comme il n’y à qu’une mission, celle de Jésus, 1l n’y a qu'une force, celle du Saint-Esprit que donne Jésus. Les
1. T. R. lit Incous devant ray contre N D LO X Itrleriqe Va, Cop.