‹ Commentaire sur l'Évangile de Saint Jean ... . Tome secondChapitre 23 sur 278 · N quelques Mnn. : exa@eteto, D: exa@nbero · texte numérisé non relu

N quelques Mnn. : exa@eteto, D: exa@nbero

que la foule des arrivants n’est autre que celle qui suivait Jésus et que ses miracles avaient rassemblée autour de lui? La mention de la grande fête qui approchait est donc en relation, non avec l’arrivée des troupes, mais avec l'acte de Jésus. Jésus est dans la position d’un proscrit. Il ne peut aller célébrer la Pâque à Jérusalem. En voyant accourir à lui au désert cette multitude affamée du pain de vie, il est profondément ému; il reconnaît dans cette circonstance inattendue un signal qui lui est donné par le Père ; il pense aux foules qui, dans ce moment même, se pressent à Jérusalem pour y manger l’agneau pascal, et 1l se dit : «Et moi aussi, je célébrerai une Pâque!» Cette pensée est celle qui met toute la scène suivante et le discours qui s’y rattache dans leur véritable jour. Par le v. 4, Jean nous donne la clef du récit. — Le terme ñ éoprn désigne la Pâque comme Ja fête par excellence.

V. 5-7. «Jésus ayant donc levé les yeux et ayant vu une grande foule venir à lui, dit à Philippe : Où achèterons-nous‘ des pains, afin que ceux-ci aient à manger? 6 Or° il parlait ainsi pour l’éprouver; car”, pour lui, il savait bien ce qu’il allait faire. 7 Philippe lui répondit : Deux cents deniers de pain ne suffiraient pas pour que chacun d’eux° en ait une bouchée.» — Jean ne dit pas combien dura l’entretien intime de Jésus avec ses disciples mentionné au v. 5. Sans doute assez peu de temps. Car pendant que Jésus et Les disciples venaient directement, par eau, de Capernaüm ou des environs à Bethsaïda Julias, les troupes qui avaient observé le point vers lequel ils se dirigeaient, faisaient en toute hâte à pied le tour de la partie

1. Au lieu d'ayopacomev, que lit avec K U V et beaucoup de Mnn. le T. R., les 13 autres Mjj. et la plupart des Mnn. lisent ayopacwpmev.

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