N ajoute ao devant thotapto
ne fit autre chose que d'en serrer la ceinture (ôtwtwoaro). Nous croyons que Pierre était décidément nu (sauf le subligaculum) ; — c’est le sens naturel de yuuvés — et que, dans sa hâte, 1l ne pensa point à remettre le yrruv, la chemise, mais se revêtit immédiatement de la blouse, qui à la rigueur suffisait. Le moyen ôttwoato renferme évidemment les deux idées de passer le vêtement et de le serrer. — (Ces petits détails peignent merveilleusement l'énergie et la décision de Pierre ; on,y trouve déjà toutes les qualités qu'il déploiera plus. tard dans la fondation de l'Église. Quant à Jean, il reste avec les autres, disciples dans la barque, et nous verrons que ce détail aussi est significatif. Ihouapto , datif instrumental : au moyen de la barque (en opposition à Pierre, qui s'était jeté à la nage) et en remorquant le filet par ce moyen. Leyæo explique comment ils purent avoir recours dans ce cas à la remorque : « Is n'étaient pas fort éloignés du rivage.» ’Aré n’est employé pour mesurer la distance que dans notre évangile (XL, 18) et dans l’Apocalypse (XIV, 20) (Hengstenberg). Le, même auteur observe que les termes xhoïoy et tlotagtoy alternent, dans ce morceau, comme VI, 17 et suiv. — Grotius a déjà fait remarquer que la terre ferme, où se trouve Jésus et où abordent les disciples, est l'image de ce monde céleste dans lequel Jésus est entré par sa résurrection et où les apôtres doivent être réunis un jour avec lui, après le travail.
Si la pêche , v. 1-8, figure le travail, le repas, v. 9-14, doit être le type du repos et de la joie qui suivront les labeurs de l’apostolat. | 2° Le repas : v. 9-14.