NH: avefinouv, A : encfinoav, au lieu d'axefinouy
virent un brasier allumé là, et un poisson mis dessus, | et du pain. 10 Jésus leur dit : Apportez de ces poissons que vous venez de prendre. 11 Simon Pierre monta’ sur la barque et tira sur la grève” le filet plein de cent cinquante-trois grands poissons ; et bien qu'il y en eût un si grand nombre , le filet ne se rompit point.» — ’Aydpaxux ne se trouve qu'ici et dans la scène du reniement XVIIE, 18. — Sur dbæorov voir au v. 5. Le singulier doit, sans doute, être pris dans le sens strict : un poisson. Comp. le pluriel v. 10.et vo ôbæœgux VI, 9. On a demandé d’où venaient ce pain et ce poisson. Lange pense que Jésus pouvait avoir reçu ces aliments de quelque pêcheur du voisinage. Le mot de Jean: « C’est le Seigneur ,» ne devrait-il pas faire tomber de telles questions? Celui qui, dans son existence terrestre, avait multiplié les pains, n’avait-il pas dans son existence supérieure les moyens de procurer à manger aux siens ? — Le Seigneur se présente comme leur offrant un repas; et cependant, ce qu'il a à leur offrir est insuffisant, et 1l les invite à y suppléer, en apportant de leur prise. Ce détail serait incompréhensible s’il n'avait un sens symbolique. Ce repas est le type du bonheur dont doivent jouir, dans la communion de leur Seigneur, les serviteurs fidèles ; le fruit de leur travail doit donc y occuper une place. Car, comme il est écrit, «le fruit de ton travail, tu le mangeras». (Ps. CXXVIIE, 2); et: «Leurs œuvres les suivent» (Apoc. XIV, 13). — Le nombre 153 a servi de texte aux plus absurdes commentaires. D’après quelques Pères, 100 représente les païens, 950 les Juifs, 3 la Trinité. Selon d’autres , 153 serait le nombre total des espèces de poissons existantes et représenterait ainsi la totalité des