Jahrb. für deutsche Theol., IN
que veut lui donner Baur (comp. 1 Jean I, 1-3). XIX, 35, il exprime avec énergie la conscience qu’il a de la vérité du témoignage de ses sens et de la sincérité de son rapport. Cette qualité de témoin des faits racontés est confirmée par la nature de son récit. Les scènes du ch. I, où Jésus attire à lui ses premiers disciples, du ch. IV, où il jouit de l’accueil des Samaritains, du ch. IX, qui retrace d’une manière si dramatique le procès de l’aveugle-né, du ch. XI, où s'ouvre à nous l’intérieur de la famille de Lazare, du ch. XX, qui raconte d’une manière si simple et si vivante les premières apparitions du Ressuscité, sont autant de tableaux qui ne peuvent avoir été peints que d’après nature. Mais c’est surtout la manière dont l’auteur nous introduit dans l'intimité du collége apostolique, qui nous fait reconnaître en lui un homme auquel ce cercle, qui entourait de plus près Jésus, était famiher. Par le récit synoptique, nous pouvons nous faire une idée assez exacte de Pierre, mais de Pierre seul. Au moyen du quatrième évangile, André, Philippe, Nathanaël, Thomas, et puis aussi Marthe, Marie, Marie -Madeleme, deviennent pour nous autant de personnalités vivantes, distinctement caractérisées, et cela sans intention réfléchie de la part de lauteur. Nous sommes initiés tout naturellement par les faits à la relation que Jésus soutenait avec ces êtres aimés et à son travail éducatif sur chacun de leurs cœurs. Cela se rapporte surtout à André et Philippe (ch. 1, VI, XII). Weiizel fait remarquer” que l’auteur désigne les disciples par le nom qu’ils portaient entre amis (Nathanaël, par exemple, au lieu de Barthélemy, nom sous lequel cet apôtre est désigné dans les catalogues apostoliques). «Il parle de tous ses personnages, ajoute le même écrivain, comme sil ne