‹ Commentaire sur l'Évangile de Saint Jean ... . Tome secondChapitre 258 sur 278 · Zoe poyñs xAt MEVOUON · texte numérisé non relu

Zoe poyñs xAt MEVOUON

3, Livraison de juin, p. 66.

«Nous avons contemplé sa gloire ,» comme Baur , dans un sens purement idéal? Le passage XIX, 35 ne résiste-t-il pas à tout essai de l’interpréter autrement que comme une affirmation de la conscience de l’auteur identique à celle du témoin ? Et si M. Nicolas parvient à se défaire de ces passages par quelque arüfice exégétique, oublie-t-il qu'il envisage lui-même l’auteur de l’évangile comme identique à celui de la première épître, que c’est là, selon lui, Çun fait contre lequel on ne peut élever aucune objection valable,» que toute son hypothèse repose sur cette identité , et que l’auteur commence son épître en disant : «Ge qui élait dès le commencement, ce que nous avons vu de nos yeux et contemplé, ce que nous avons touché de nos mains....» Ou M. Nicolas doit avoir le courage d'entendre aussi ces “expressions -là d’une perception purement idéale; ou 1l doit reconnaître que, si l’auteur est, comme il le prétend, un chrétien d’origine grecque, qui a vécu à distance des faits, il est positivement un faussaire. Il est, du reste, reconnu aujourd'hui par les critiques des partis les plus opposés, par Baur et Strauss, comme par Hengstenberg et Lange, que l’auteur du quatrième évangile veut se donner, non-seulement pour un apôtre, mais spécialement pour le disciple que Jésus aimait. On peut voir la démonstration de cette thèse chez M. Colami *. Elle est confirmée par le témoignage des éditeurs de l’évangile, XXI, 24: «Cest ce disciple qui rend témoignage de ces choses el qui les a écrites. » Or, que dit M. Nicolas? «Je n'ignore pas avec quelle facilité on répandait et on acceptait à cette époque des pièces supposées ; mais c'était toujours dans des conditions bien différentes de celles dans lesquelles se trouvaient

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