‹ Commentaire sur l'Évangile de Saint Jean ... . Tome secondChapitre 26 sur 278 · B a Cop.: «… onpetx au lieu de o … onmerov · texte numérisé non relu

B a Cop.: «… onpetx au lieu de o … onmerov

2. 13 Mjj. Mnn. Vss. lisent o Incous, mots omis par N B D Itpleriame Syrenr,

3. N lit xae avaderxvuyar Baorkex au lieu de tva Totno. aut. Bac.

4, N lit euyet au lieu d'aveywpnoe.

5. Ilaktvy est omis par 10 Mjj. Man. Syrsb Cop. Or. et Tisch. (éd. 1849). Ge mot se trouve dans le T. R. avec N A B DK L A It. Vg. Syrew etc. et Tisch. (éd. 1859).

dans cette foule, avait vu accourir l'humanité. Il l'avait reçue les bras ouverts. Il lui avait fait une fête, signe de celle qu'il lui destinait dans un domame supérieur. Il avait donné de son pain et figuré ainsi ce don de lui-même qu'il venait faire à l'humanité. Au lieu de s'élever à l'espérance et au désir de ce banquet spirituel, les Galiléens se préoccupent uniquement du miracle matériel et prétendent en faire l’inauguration d’un royaume messianique tel qu'ils se l’imaginent. Cest là ce qu'exprime la relation du partic. tôdvtes, ayant vu, vu de leurs yeux, au verbe ëkeyos, ils disaient. Le prophète que la multitude croit reconnaître en Jésus, était, d’après [, 21. 25, un personnage distinct du Messie. Mais il paraît par les v. 14 et 15 que d’autres l’envisageaient comme étant le Messie lui-même. Ils se représentaient probablement qu'après avoir rempli un ministère prophétique, ce personnage, acclamé par le peuple, deviendrait le Messie. Le complot dont parle le v. 15, suppose chez les troupes le plus haut degré d’exaltation. Jean ne dit pas comment Jésus en eut connaissance. [l est probable que le mot yvoÿs indique une aperception immédiate, semblable à celle de V, 6. — Le partic. prés. 0 épxomevos, celui qui vient, fait allusion à la prophétie sur laquelle reposait l'attente de ce personnage, probablement Deutér. XVII, 18. — Le terme àapxatetv ne permet pas de douter que le projet ne füt de s'emparer de Jésus, même malgré lui, afin d'aller le couronner à Jérusalem. — La tâche de Jésus en ce moment était difficile. S'il se rembarquait avec ses disciples, la foule pouvait les suivre de près par terre, comme elle était venue, et l’émeute, au lieu de se calmer, courait risque de se propager en Galilée. La première mesure à prendre était de soustraire les disciples à la contagion de cet enthousiasme charnel qui ne rencontrait que trop de sympathie dans leur cœur. On se demande même si tel d’entre eux, Juda,

par exemple, ne dirigeait pas sous main le complot (v. 70. 71). Il fallait ensuite se hâter de dissiper cette foule. Jésus sempressa donc de renvoyer les disciples de l’autre côté de la mer, afin de les séparer des troupes. Ainsi s'explique la singulière expression de Matthieu (XIV, 29) et de Marc (VI, 45) : CL contraignit aussitôt ses disciples de s’embarquer et de le précéder de l'autre côté, jusqu'à ce qu’il eüt congédié les troupes.» Gette conduite de Jésus n’est motivée par rien dans la narration synoptique. Peut-être la plupart des apôtres en ignorèrent-ils la véritable raison. Après cela, Matthieu et Marc continuent leurs récits en disant : «Et ayant congédié les troupes, \ se retira sur la montagne, à part, pour prier.» Ce moment coïncide avec la fin de notre v. 15. Jésus parvint à congédier la multitude qui se dispersa dans les campagnes voisines; il ne resta sur le lieu où la scène s'était passée qu’une partie des troupes, sans doute les plus exaltés (comp. v. 29). — Le mot rœhty, de nouveau, retranché par un grand nombre de Mss. byzantins, doit être maintenu. Il renferme une allusion au v. 8 quin’a pas été comprise par les copistes. Jésus s'était rapproché du rivage pour le repas, et il retourne maintenant sur les hauteurs où il s'était d’abord rendu avec ses disciples. Adrôç quoôvos, lui tout seul, fait opposition à ces mots du v. 8: avec ses disciples.»

V. 16-18. « Quand le soir fut venu, ses disciples descendirent au bord de la mer; 17 et étant entrés dans da barque, ils se mirent à traverser ‘ la mer dans la direction de Capernaüm; et il faisait déjà nuit close”, et Jésus ne les avait pas* rejoints. 148 Et la mer était agitée par

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