‹ Commentaire sur l'Évangile de Saint Jean ... . Tome secondChapitre 27 sur 278 · N°: epyoyrot au lieu d'npyoyto · texte numérisé non relu

N°: epyoyrot au lieu d'npyoyto

2. RD 1 Mn. : xatehafey de autous n oxotia au lieu de x. ox0T. NÜn EYEY. 3. NX BD L 5 Mnn. Itrieriqe Cop. lisent our au lieu de oux.

un fort vent.» — Quel ordre Jésusiavait-il donné àses disciples, avant de les quitter? D’après les Synoptiques, celui -de s’embarquer pour l’autre côté de la mer. Cest ce qui ressort aussi du récit .de Jean; car il est inadmissible qu'ils ‘se fussent embarqués, comme cela est raconté au v. 17, en laissant Jésus seul sur le bord oriental, sans connaître sa volonté à cet égard. Ils hésitent même, on le voit par tout le récit, à l’exécuter, malgré l’ordre qu'ils ‘avaient reçu de lui. Mais alors, comment s'expliquer la fin du v. 17, qui semble dire qu'ils attendaient que Jésus viendrait les re- Joindre (sens qui devient plus probable encore, si on lt obrw, pas encore, avec les alexandrins)? Ou bien il faut admettre que ces mots : (Üne les avait pas rejoints,» sont écrits sans intention, au point de vue de ce qui arriva plus tard lorsque Jésus les atteignit sur les flots, ce qui n’est -pas très-naturel; — ou bien 1l faut supposer que, comme la direction de Bethsaïda Julias à Capernaüm est à peu près parallèle à celle du rivage septentrional du lac, Jésus avait fait entendre aux disciples qu’il les suivrait par terre et qu’il les rejomdrait quelque. part sur la-côte entre ces deux villes. Ainsi s'explique aisément la seconde partie du v. 17. Les disciples paraissent avoir fait un arrêt, sur la côte, à une certaine distance de Bethsaïda Julias, pour attendre Jésus. Enfin, lorsqu'ils eurent vainement attendu, fidèles aux ordres de leur maître, et malgré l'obscurité de la nuit, ils se décidèrent à se rembarquer. Mais la violence du vent, jointe à impossibilité où les mettait la nuit de se diriger, les empêcha, dès maintenant, de suivre le rivage, et c’est ainsi qu'ils se trouvèrent bientôt poussés en pleine mer. — L'imparf. %oxovro, v. 17, indique le commencement effectif de la traversée. — Les plus-que-parf. éyeyôver, ékn\itee, caractérisent la sensation d'isolement qu'éprouvaient x disciples dans ces heures d'attente.

V. 19-21. «S'étant donc avancés d'environ vingt-cinq ou trente stades, ils voient Jésus marchant sur la mer et s’approchant de la barque, et ils eurent peur. 20 Mais il leur dit : C’est moi, ne craignez point. 21 Et comme ils s’empressaient de le recevoir dans la barque, à l’instant même la barque arriva au point du rivage où ils se rendaient.» — Si l'explication que nous venons de donner des v. 16-18 est juste, on comprend qu'il n’y avait d'autre moyen pour Jésus de rejoindre ses disciples avant leur arrivée à Capernaüm que celui qu'il emploie en effet v. 19. Le vent les avait poussés maintenant jusqu’au milieu de la mer. Dans sa plus grande largeur, le lac de Génézareth a, comme le dit Josèphe (Bell. jud. III, 10, 7), 40 stades, à peu près 2 lieues. Matthieu dit que la barque était au milieu de la mer, ce qui concorde avec l'indication de Jean : 25 à 30 stades. — Le prés. ils voient indique l’imprévu de l’apparition de Jésus. L’émotion de cramte qu’éprouvent les disciples, et qui est exprimée d’une manière plus complète dans les Synoptiques, ne permet pas d’expliquer ici les mots ëxmt tn Sahaoons, sur la mer, dans le sens où ils sont pris XXI, 1 : sur le rivage de la mer. — La parole de Jésus : « C’est moi, ne craignez point,» doit avoir fait sur les disciples une impression profonde, car elle est rapportée uniformément dans tous les récits. — Cest à la suite de cette parole de Jésus qu'il faut placer, d’après Matthieu, la scène dans laquelle saint Pierre est associé un moment au miracle opéré dans la personne de Jésus. D’après les Synoptiques, immédiatement après cet épisode, Jésus entra dans la barque, et le vent cessa. L’imparf. 6e- Xov (littéralement : üs voulaient), au commencement du v. 21, semble incompatible avec ce trait des deux premiers

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