‹ Commentaire sur l'Évangile de Saint Jean ... . Tome secondChapitre 263 sur 278 · Jahrb. für deutsche Theol., 1859 , p · texte numérisé non relu

Jahrb. für deutsche Theol., 1859 , p

ômxws), et que le sanhédrin lui-même s'explique la culture supérieure dont les apôtres viennent de donner la preuve en se souvenant qu «is avaient élé avec Jésus.» En voyant ce que la piété chrétienne produit encore aujourd’hui chez l’homme 1illettré et la supériorité intellectuelle et littéraire que l’évangile donne aux nations chrétiennes, on n’a pas de peine à admettre que le commerce intime de Jean avec Jésus pendant plus de deux années ait pu lélever si haut au-dessus du niveau commun. Quant à l’usage de la langue grecque, Jean pouvait fort bien y avoir été habitué dès l’enfance. Hug a surabondamment prouvé dans son /ntroduction au Nouveau Testament” qu’elle était d’un usage général en Palestine. André et Philippe s’en sont probablement servis XIE, 20 et suiv.; et Jésus lui-même doit s'être entretenu dans cette langue avec la femme syro-phénicienne (Marc VIE 96 : yuyn EXkmrts Zvoopoirooa To yéve, ce qui ne peut désigner qu'une femme grecque de langage, syro-phénicienne d'origine) et avec Pilate, qui assurément n'avait pas pris la peine d'apprendre l’hébreu.

6. Nous arrivons enfin à l'objection principale, celle que tire la critique de la différence qui existe entre l’image de Christ que présente le quatrième évangile et celle qu'offrent les Synoptiques. Nous ne reproduirons pas ce parallèle tant de fois tracé. — Au point de vue de l’histoire proprement dite, nous avons vu que la différence n’est pas au désavantage de notre évangile. M. Renan le reconnaît plemement. «Le récit de Jean, disait aussi, à propos de la question pascale, M. Réville dans le temps où le vent de Tubingue n’enflat pas encore les voiles de sa critique, nous apparaît comme le plus conforme à la réalité historique?. » M. Colani

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