Theol. Jahrb., 1844, t. UT, p
et qui saisit, à sa lecture, tout cœur sérieux? Rappelonsnous enfin comment cet ensemble de preuves internes concorde avec l’unanimité des témoignages fournis par la tradition et par la littérature patristique, et nous reconnaîtrons que cet accord constitue le plus haut degré de certitude auquel la démonstration scientifique puisse aspirer. Nous savons bien qu'il n’y a pas là de quoi forcer la conviction et réduire toutes les objections au silence. Nous l'avons dit : nous sommes ici dans un domaine où c’est la volonté qui pèse les preuves et qui en taxe définitivement la valeur. Nous devons nous contenter d’avoir placé le quatrième évangile dans des conditions où personne n’hésiteraït à recevoir comme authentique un livre quelconque de l'antiquité profane. Ce résultat obtenu, il reste un dernier pas à faire, un seuil à franchir. Pour accomplir cet acte décisif, il ne suffit pas de savoir ; il faut vouloir.