Voir surtout les derniers versets du prologue (v
ment l'hymne messianique que lui inspire cette voix céleste dont les accents le transportent, n’en serait-il pas l'écho? Nous avons vu dans l’exégèse que le caractère scrupuleusement historique des discours de Jésus ressort du parfait à-propos de chacun d’eux dans l’ensemble et dans les détails. Il a encore pour garantie les indications historiques qui sont souvent ajoutées aux discours (V, 18; VI, 41. 59; VI, 99; VIT, 28. 57; VIE, 20 ; X, 22-24; XII, 21. 29). Comparez aussi la parole XIV, 31. La sublimité même de ces discours prouve leur authenticité : une relation avec Dieu telle que celle qui y est déployée doit avoir été réellement vécue pour pouvoir être ainsi conçue par l'intelligence et exprimée par la parole; l'auteur de ces discours ne peut être que le Saint de Dieu, le Sauveur du monde. Enfin la sincérité de l’évangéliste et sa foi même en Jésus ne permettent pas une autre supposition. (Qu'on ne dise pas, dit Hengstenberg, que les discours ainsi composés (quand on les envisage comme des méditations de saint Jean) appartiennent à Christ en ce sens que lapôtre possédait l'Esprit de Christ. Car il ne nous donne pas des discours qui pourraient, en un sens quelconque, être attribués à Christ; il donne des discours que le Fils de l’homme doit avoir tenus dans les jours de sa chair. Y mêler quelque chose du sien serait mensonge, même si cela provenait de PEsprit de Christ; et cela ne pourrait pas même provenir de cet Esprit, précisément parce que cela serait mensonge‘.» C'était surtout par les discours de Jésus que Jean était arrivé à la connaissance de son être intime, de sa gloire cachée. (Ge qui élail dès le commencement, ce que nous avons entendu...,» dit-il dans son épître. Entendu, c’est son premier mot. Ge qu'il avait vu, touché, n’était pour lui qu’en seconde ligne. Cé-