CHAP. V. — LA CONSERVATION DU TEXTE
rapprocher l’un de l'autre, en empruntant aux spéculations auxquelles se livrait son siècle sur les relations du fini et de l'infini le terme qui les résumait, et en faisant de ce mot le nom sublime de celui qui avait résolu le problème, consommé en sa personne l'union vivante de l’infim et du fini et répondu pour jamais aux aspirations les plus élevées de l'humanité. Deux de ses collègues, précisément les deux qui jouent un rôle tout particulier dans cet évangile (ch. [, VI, XII), André et Philippe, ainsi que d’autres témoins oculaires du ministère de Jésus, tels qu'Aristion et Le presbytre Jean, se trouvaient à cette époque en Asie-Mineure. En vue des différences qui existaient entre la narration de Jean et celles des autres évangélistes, ils certifièrent, comme témoins, l'exactitude de la première. — Et cette vérité de l’incarnation du Logos que Jean n'avait fait qu'abstraire des déclarations de Jésus, prit dès ce moment dans l’enseignement chrétien cette place suprême qu’elle y a occupée jusqu’à cette heure et par laquelle le christianisme est et reste le couronnement du développement religieux de l'humanité.