‹ Commentaire sur l'Évangile de Saint Jean ... . Tome secondChapitre 32 sur 278 · D Italis ajoutent xar teonta (tiré de IV · texte numérisé non relu

D Italis ajoutent xar teonta (tiré de IV

gique œunv au. — Les miracles de Jésus étaient des signes visibles de la grandeur de sa personne et des gages palpables de l’excellence des biens spirituels qu’il apportait au monde. Celui qui les comprenait dans ce sens et qui, sous l'impulsion des besoins religieux, savait élever sa pensée du soulagement matériel qu'ils procuraient, à la délivrance et à la satisfaction spirituelle qu'ils promettaient, celui-là entrait dans l'esprit de celui qui les opérait : le phénomène visible était pour lui un simple signe. On voit combien il faut se garder de traduire ici omueta par le mot miracles (Ostervald, Arnaud, Rilliet). Jésus, dans cette parole, remonte à dessein au sens propre du mot ommetov (signe). Mais les troupes n'avaient point compris de cette manière la multiplication des pains; elles avaient envisagé ce fait prodigieux comme le commencement d’une série d’autres faits de même nature, l'ouverture d’une ère de miracles de plus en plus éclatants et satisfaisants pour la chair. Au lieu de voir, comme dit Lange, dans le pain le signe, elles n'avaient vu dans le signe que le pain. Cette immtelligence donnait à leur recherche de Jésus un caracitère faux, terrestre, sensuel, animal. C’est cette tendance que Jésus signale, dès le premier mot de l'entretien, particulièrement par cette expression qui trahit le dégoût: «Et parce que vous avez élé rassasiés.» Quelle différence entre ce peuple et celui qui se présente à la pensée de Jésus, un Israël spirituel qui, comprenant le vrai sens de cette multiplication des pains, s’attacherait à ses pas, non pour le faire roi et pour lui faire payer cet hommage par de grossières exigences, mais pour lui dire : Nous avons faim et soif de Dieu... Fais maintenant pour nos cœurs ce que tu viens de faire pour nos corps! — Le plur. onueia se rapporte, soit aux deux miracles racontés dans la première partie du chapitre, soit plutôt aux miracles en général, qui n'avaient

pas été mieux compris par les foules que celui de la multiplication des pains. — Nous avons rendu l’art. tüy devant &otoy par le pron. démonstr. : ces pains. En traduisant simplement des pains, l’allusion expresse aux pams de la veille, renfermée dans l’article, eût été perdue.

V. 97. «Travaillez à acquérir, non la nourriture‘ qui périt, mais la nourriture qui subsiste en vie éternelle, celle que le Fils de l’homme vous donnera”; car c’est lui que le Père, Dieu, a marqué de son sceau°.» — Jésus oppose ici la vraie recherche de sa personne à la fausse (v. 26). Il ressort en effet du rapport entre épyaéeote, travaillez, et Gnveire pe, nous me cherchez (v. 26), que le travail auquel Jésus exhorte ses auditeurs n’est autre que la recherche spirituelle de sa personne. Le repas de la veille les avait soutenus pour le jour même. Mais, le matin venu, w’avaient-ils pas dû manger de nouveau? Ce pain, tout miraculeux qu'il fût, n’était donc qu'un aliment passager. À quoi servirait-1l de renouveler aujourd'hui un pareil don? À cet aliment Jésus oppose celui qui demeure dans l’homme comme principe permanent de vie et d'activité. — Les mots «en vie élernelle» expriment, non le terme temporel (jusqu'à), mais, comme le dit M. Reuss, «l'effet immédiat.» Voir à IV, 14. — Le fut. donnera, qui est certainement la vraie lecon, est destiné à élever l’âme des auditeurs vers ce rassasiement d’une nature supérieure dont la multiplication des pains n’a été que le type et la promesse. Cette no- ‘on de donner n'est point en contradiction avec celle de travail (éoya£ests); car le travail de l’homme n’aboutit jamais qu'à développer en lui la faculté de s’approprier le

1. N place un après le premier Bowoty et avec quelques Mjj. retranche le second fowoty.

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