Eocppayroey omis dans N par le premier copiste
don divin. Il resterait vain sans ce don, aussi bien que le don sans la foi. Le nom de Fils de l’homme est employé ici en rapport avec la pensée, non exprimée encore par Jésus, qu'il est lui-même cet aliment supérieur et qu'il l'est en vertu de son incarnation (v. 33. 38. 90. 58). — On rapporte ordinairement l'expression «à scellé aux miracles (V, 36), et spécialement à celui de la multiplication des pains, qui signalaient Jésus aux yeux des hommes comme le dispensateur des vrais biens. Gette interprétation serait la vraie, s’il s’agissait de motiver l'obligation de croire en lui. Mais c’est sur l’idée de donner que porte le car qui lie cette proposition à la précédente. Il s’agit donc plutôt d’un acte par lequel Dieu a rendu Jésus capable d'offrir au monde cet aliment qui demeure; et par là Jésus entend sans doute la consécration que Dieu a faite de lui, en lenvoyant sur la terre, et les pleins pouvoirs qu'il lui à confiés dans ce but. Comp. X, 36 : « Celui que le Pére a sanctifié et envoyé dans le monde. » — ‘O Oedç, Dieu, est placé à la fin, comme désignant l’autorité suprême de qui seule peut émaner une mission telle que celle-là.
Du contraste entre ces deux fendances, charnelle et spirituelle, dans la recherche de Jésus, l’entretien se porte sur le moyen le plus propre à conduire au but, au vrai rassasiement.