A Syr. omettent ouv
2. G lisait totoumey avec quelques Mnn.; T. R.: totouev, avec toutes les autres autorités.
3, NAB LT: moteunte au lieu de rioteuonte.
téralement : opérez).» Les auditeurs demandent en quoi consistent les œuvres à accomplir ? Ils les appellent œuvres de Dieu, en tant que réclamées de Dieu comme condition du don que Jésus leur promet. Ils partent tout naturellement du point de vue légal et distinguent, conformément à cette manière de voir, les œuvres à faire de l’aliment miraculeux qui en doit être le salaire. Il m’est impossible d’entrevoir ce qu'il peut y avoir de «grotesque» ou même d’Invraisemblable dans cette réponse des Juifs (Reuss, t. If, p. 923). — Jésus entre dans cette idée d'œuvre à faire, seulement il réduit toutes ces opérations humaines à une seule. Le don de Dieu ne demande pas à être mérité, mais reçu. La foi à celui que Dieu envoie pour le donner est donc la seule œuvre exigée pour en jouir. — Il est évident que, dans ce contexte, le gén. rod @e0d, de Dieu, désigne, non l’auteur de l’œuvre (Augustin), mais celui en vue de qui elle est faite. — Tout ce qu'on appelle le paulinisme est en germe dans ce verset qui forme en même temps le trait d'union entre Paul et Jacques. La foi est l’œuvre suprême de l'être libre; car par elle 1l se donne, et l’homme ne peut rien faire de plus grand. (est dans ce sens que Jacques oppose l’œuvre à une foi qui n’est que la croyance intellectuelle; et c’est dans un sens tout à fait analogue que saint Paul oppose la foi, la foi active, aux œuvres de pure observance. La foi de Paul est réellement l’œuvre de Jacques : » L'œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez.»y — À la discussion sur le moyen : l'œuvre ou la foi, en succède une nouvelle sur le but, sur la vraie nature de l’aliment à obtenir, sur l'essence du pain céleste.
V. 30 et 31. «Alors ils lui dirent : Quel signe fais-tu donc, toi, afin que nous le voyions et que nous croyions en toi? Quelle œuvre fais-tu? 31 Nos pères ont mangé la
manne dans le désert, selon qu’il est écrit : Il leur a donné à manger un pain‘ venu du ciel.» — On a peine à se représenter cette parole dans la bouche de gens qui avaient assisté la veille à une multiplication des pains. B. Bauer et Weisse ont vu là une preuve d’inauthenticité. Schweizer en a conclu que le morceau précédent était interpolé. Grotius et d’autres pensent que les auditeurs actuels n'avaient pas assisté à la scène de la veille. La plupart des commentateurs admettent que les interlocuteurs de Jésus comparent le simple pain qui leur avait été donné avec cette manne tombant du ciel que Moïse donnait à leurs pères, et qu'ils trouvent le premier miracle de tous points inférieur au second. L’exégèse doit chercher une explication plus satisfaisante encore. Autant il est arbitraire de fonder sur une pareille difficulté des suppositions aussi graves que celles de linauthenticité du livre entier ou même d’un morceau particulier, autant il est madmissible, d'après le récit, que les interlocuteurs ne soient plus les mêmes personnes. Le contraste de la manne et des pains multipliés ne suffit pas non plus pour expliquer ces questions : (Quel signe fais-tu? Qu’opères-tu?» de la part de gens qui la veille voulaient le proclamer roi. Mais Jésus luimême, disant aux Juifs: «L’aliment permanent que le Fils de l’homme vous donnera,» ne venait-il pas de traiter comme quelque chose de tout à fait secondaire et insuflisant le don qu'il leur avait fait la veille et de provoquer chez ses auditeurs le souhait et la demande d’un nouveau miracle, de nature supérieure à celui-là? Les Juifs se livrent sans peine à cette impulsion qui correspond si bien à leurs secrètes aspirations et élèvent à l'instant leurs prétentions au niveau de ses nouvelles promesses. Le pain de