‹ Commentaire sur l'Évangile de Saint Jean ... . Tome secondChapitre 38 sur 278 · IE · texte numérisé non relu

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puise-t-elle pas le sens de l'expression pain de vie? M. Reuss (Strassb. Beiträge, 1847, p. 81 ; cité d’après Meyer) a essayé d'appliquer le terme de dernier jour au jour de la mort de chaque fidèle. Dans son Hist. de la théol. chrétienne (t. 1, p. 462), il maintient expressément ce sens pour le passage XII, 48, mais tout en ajoutant : «Je ne dis pas que la notion d’une résurrection à la fin des temps (év +9 écyatn muépa) soit rejetée; mais je dis que la théologie mystique n’en a que faire et vise à la transformer à son image » (ibid. note). Ces mots : (à la fin des temps,» semblent impliquer une rétractation de son explication antérieure. Et en effet, il est bien évident que ce terme de dernier jour ne se rapporte pas à une phase particulière de chaque existence individuelle, mais comprend cette heure solennelle dont Jésus a parlé V, 29, où tous les morts, couchés dans les tombeaux, entendront sa voix et ressusciteront corporellement. Quant à l'observation «que la théologie mystique n’a que faire de cette notion,» si elle était fondée, comment comprendre que la notion de la résurrection au dernier jour reparaisse quatre fois dans ce morceau et en forme comme l'idée de prédilection et le refrain (v. 39. 40. 44. 54)? Assurément, si cette doctrine n'était, de la part de Jésus ou de lévangéliste, qu'une concession à l’eschatologie populaire, ils n'insisteraient pas sur cette idée comme ils le font. Il est incontestable que la résurrection corporelle est présentée dans ce passage, aussi bien que dans le discours du ch. V, comme le couronnement magnifique et nécessaire de l’œuvre spirituelle accomplie par Jésus-Christ. Jean n’a pas, sur ce point, une autre doctrine que les Synoptiques et saint Paul (1 Cor. XV).

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