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sonnel. Toute l’histoire du ministère de Jésus dans les Synoptiques est le commentaire de ce verset. N'est-ce pas à ce fait de la foi que Jésus reconnaît ceux qu'il peut accueillir et sauver? Luc V, 20 : « Voyant leur foi, il dit : O homme, les péchés te sont pardonnés.» Il ne connaît lui-même ni les mdividus ni le nombre des personnes dont se composera le don total (+0 xàv) du Père; Dieu, en envoyant, ne lui a dit qu’une chose : Quiconque croil. — Nous avons fait du avægrow du v. 39 un aor. conjonctif dépendant de tva. Celui du v. 40, au contraire, nous paraît être un fut. indicatif. Et le rapport de ces deux verbes est, selon nous, celui-ci : La résurrection des fidèles opérée par Jésus (v. 40) le sera en conformité au décret du Père (v. 39). — Le pron. éyw, mot, ajouté à dvaotrow dans ce verset, sert à faire mieux ressortir l'intervention personnelle de Jésus dans la résurrec-" tion des siens : (Et je me charge, moi, à la condition indiquée (la possession de la vie spirituelle), de le ressusciter au dernier jour.» Comp. Rom. VIE, 11 : « À cause de l'Esprit qui habite en vous.»
En face de l'incrédulité juive, Jésus s'est d’abord retrempé dans lassurance du succès de son œuvre. Mais il a ensuite rappelé la condition à laquelle ce succès est hé dans chaque cas : la foi. Ainsi est justifiée la sévérité de sa conduite envers les Juifs : «Dieu a dit : Celui qui voit et qui croil. Et vous, vous avez vu, mais n’avez pas cru. »
Un sourd murmure dans l'assemblée (v. 41 et 42) force Jésus à déclarer nettement aux Juifs leur incompétence en cette matière (v. 43-46); après quoi il s’affirme de nouveau lui-même, avec une gravité croissante, comme le pain de vie (v. 47-51); enfin, par les derniers mots du v. 51, il introduit dans l’expression de cette idée une détermination nouvelle qui devient le thème du développement suivant.
V. 41 et 42. «Les Juifs donc murmuraient à son sujet, parce qu'il avait dit : Je suis le pain qui est descendu du ciel. 49 Et ils disaient : Celui-ci n'est-il pas Jésus, le fils de Joseph, celui dont nous connaissons nous-mêmes le père et la mère‘? Comment donc* dit-il° : Je suis descendu du ciel?» — L'expression «murmuraient» désigne un chuchotement peu favorable qui se fait entendre dans l’assemblée, et le régime megt adrob, à son sujet, fait déjà pressentir ce qu’exprime ensuite la parole des Juifs. — On pourrait supposer que le terme ’Iovôator s'applique aux émissaires du sanhédrin qui, d'après les Synoptiques, étaient venus de Judée pour épier les paroles et les actes de Jésus. Mais les mots suivants «nous connaissons » s’expliquent mieux dans la bouche des Galiléens eux-mêmes. L’évangéliste leur applique donc ici cette dénomination générale (voir t. I, p. 271) en raison de la communauté d'incrédulité qui dès ce moment va rendre indissoluble le lien de la nationalité, qui les unissait aux Juifs proprement dits. — Du pron.queiç, qui paraît indiquer une connaissance personnelle, on pourrait inférer que Joseph vivait encore. — La critique à demandé comment le peuple pouvait ignorer la naissance miraculeuse de Jésus si ce fait était réel, et pourquoi Jésus se tait sur ce point dans sa réponse? Mais la naissance de Jésus avait eu lieu en Judée et trente années avant l'époque où nous nous trouvons. Pendant la longue obscurité qui avait enveloppé l'enfance et la jeunesse de Jésus, tout était rentré dans le silence, et cela probablement dans les lieux mêmes où s'étaient passés les faits; combien plus en Galilée, où la masse du peuple les avait certainement toujours ignorés. Ge n'étaient ni les parents
AR ajoute xat devant toy rmatepa et avec b Syrc omet xat Tnv MNTEpa. 2. BCT Cop. lisent vuy au lieu de ouv.