N omet xat et avec D L' Ôe
4. Les mots nv eyw Ôwow sont omis par D CD LT quelques Mnn. Itplerique Vg. Syre Or. (2 fois) Tisch. éd. 1849. Le T. R. s'appuie sur 11 Mjj. la plupart des Mnn. Itslis Cop. Syrsb Or. (2 fois) Tisch. éd. 1859. N lit o «pros ov yo WOW UTEP T6 ToU xoouou ÉWNS n CAPE Mou EoTty.
prètes prennent au v. 90 le mot mourir uniquement dans le sens moral de perdition. Mais l’antithèse précédente, la mort des Juifs au désert, ne permet pas cette explication. Jésus nie certamement, ici et ailleurs, la mort physique elle-même pour le croyant. Comp. VII, 51. Ge qui constitue proprement la mort, dans ce que nous appelons de ce nom, c’est la défaillance totale de l’être physique et moral. Or, ce fait n’a point lieu chez le croyant, au moment où ses frères disent qu'il meurt. Spirituellement et physiquement, Jésus est sa vie en ce moment-là, et, par sa communion personnelle, il ôte pour le fidèle la mort de la mort.
L’affirmation du v. 1 n’est pas une simple répétition. Car lépithète £@v, vivant, se rapporte non plus aux effets du pain, comme l'expression précédente pain de vie, mais à sa nature propre, qui explique ses effets. La manne ne pouvait pas donner la vie, parce qu’elle ne vivait pas elle-. même. Îl en est autrement de Jésus : 11 vivifie, parce qu'il est vivant; le v. 57 expliquera dans quel sens Jésus vit et fait vivre.
La seconde partie du verset est liée à la première par les particules xat et èé, qui indiquent, l’une, une coordination, l’autre, un progrès dans l’idée : «Et, pour tout vous dire enfin...» Jésus est maintenant décidé à leur faire entendre le paradoxe jusqu’au bout. Jusqu'iet 1l avait présenté sa personne tout entière et d’une manière indéterminée comme objet de la foi; maintenant il dit plus spécialement: ma chair. Mais comment sa chair peut-elle être offerte en aliment à la faim spirituelle de l’homme? Jésus lexplique en ajoutant une nouvelle détermination, étrangère à tout le développement précédent : ÿv éyo duow, «ma chair que je donnerai.» Ces mots, retranchés par les alexandrins, sans doute à cause de la tautologie apparente avec les mots précédents et semblables 6v éyo 8uow, doivent être maintenus
dans le texte, comme l'ont reconnu Meyer et Tischendorf (dans son éd. de 1859), malgré leur prévention en faveur desleçons alexandrines. Le régime ômép ts +. xoou. Coñc les exige impérieusement. C'est ce que prouve bien la leçon du Sinail., qui n’est autre chose qu’un essai de restaurer le texte après que le retranchement de ces mots l'avait rendu intolérable. Les anciennes traductions confirment d’ailleurs authenticité de ces mots importants. Le contexte enfin nest pas moins décisif dans ce sens. Si le premier oow doit se paraphraser : «Le pain que je donnerai à manger,» et résume tout l'entretien précédent, le second au contraire signifie : (Ma chair que je donnerai pour étre immolée,» et forme la transition au morceau suivant (ma chair et mon sang); et c’est en vue de ces deux rapports tout différents que le mot donner est répété deux fois. La chair de Jésus ne pourra en effet être mangée réellement comme aliment qu'après qu’elle aura été immolée comme victime, pour la vie du monde. Gette dernière expression, surtout en relation, comme elle l’est ici, avec le futur Süow qui indique un fait encore à venir, ne peut se rapporter qu’à l’immolation de la croix. Les interprètes qui appliquent cette seconde partie du verset uniquement à la communion morale du croyant avec la personne historique de Jésus-Christ, telle qu’elle se présentait aux regards des Juifs au moment même où Jésus parlait, font violence au sens naturel du texte (fut. düow, prépos. 0téo), et ne tiennent pas compte de la différence totale d'expressions qui distingue ce qui suit de ce qui précède. Du reste, la seconde partie du v. 51 étant le texte du morceau suivant, son sens exact, dans la pensée du Seigneur, ne pourra être déterminé qu'après l'exégèse de ce passage.
C'est dans ce verset que nous voyons éclater enfin distinctement la préoccupation du repas pascal qui remplissait
l'âme de Jésus dès le commencement de cette scène, l’une des plus grandes de sa vie. Mais les mots +oÿ xoomov, du monde, montrent, aussi bien que l’expression semblable v. 93, que la nouvelle Pâque dont la pensée remplit l'âme de Jésus, ne sera point une simple répétition de l’ancienne : c’est l'humanité tout entière que Jésus à vue en esprit accourant à lui la veille dans ces multitudes; c’est le monde qu'il invite expressément à ce repas nouveau qu'il promet à la suite de son sacrifice.
V. 59. «Les Juifs donc débattaient entre eux, disant : Comment peut-il nous donner sa chair’ à manger?» — Le terme éuayxovro renchérit sur le éyoyyvéor v. 41; c’est un débat violent qui succède à un sourd murmure. Les mots xopôc ahAmhovc, entre eux, semblent contredire l’apposition Xéyoytes, disant; car cette dernière expression paraît indiquer que le dire est unanime. Mais la même question pouvait réellement se trouver dans toutes les bouches, sans qu'il y eût accord entre ceux qui la posaient. Les uns arrivaient bien vite à la conclusion : C’est absurde. Les autres, sous l'impression du miracle de la veille et de ce qu'il y avait de saint et de mystérieux dans les paroles de Jésus, maintenaient, malgré tout, que c'était bien le Messie. À la vue de cette altercation, Jésus non-seulement persiste dans son affirmation, mais la renforce en donnant aux expressions dont il se sert un sens de plus en plus littéral. Il parle de manger sa chair et de boire son sang et fait de cet acte la condition de la vie (v. 53-56); il parle de le manger lui-même (v. 57); après quoi, il résume tout l’entretien dans une suprême déclaration (v. 58). L’évangéliste indique enfin le lieu de cette scène (v. 59).
© 1, BT Ifplerique ajoutent œutou après Tny capxa.
V. 53-55. «Jésus leur dit donc : En vérité, en vérité, je vous dis que, si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme et ne buvez son sang, vous n'avez pas la vie en vous-mêmes. 94 Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang, a la vie éternelle; et je le ressusciterai au dernier jour’. 59 Car ma chair est véritablement” une nourriture, et mon sang est véritablement” un breuvage”.» — En parlant de donner à manger sa chair immolée (v. 51), Jésus faisait déjà une allusion évidente au repas pascal; en distinguant expressément les deux termes: la char et le sang, 1l rend cette allusion plus transparente encore. Sans doute, le sang de l'agneau ne figurait pas dans le repas; mais il avait joué un rôle décisif dans la délivrance dont le repas était le mémorial. Répandu sur les linteaux des portes, en signe d’expiation, le sang avait garanti le peuple des coups de l’ange de la mort. Dans la cérémonie de l’immolation de l’agneau dans le Temple, Paspersion se faisait sur les cornes de l'autel, qui remplaçaient les portes des maisons israélites. La chair correspond ici au corps de l'agneau, qui formait le mets essentiel du repas pascal. Si le sang garantit de la mort, la chair est l'aliment qui communique positivement la vie. Délivrance de la mort, communication de la vie, ces deux faits constituent le salut complet. En mentionnant ainsi séparément les deux éléments : le sang et la chair, Jésus annonce distinctement sa mort, et sa mort violente. Car il faut que la chair soit rompue, pour que le sang coule et puisse être offert comme